APPEL A LA RAISON
Francis Michel Sanchez, 18 Aout 1999 / 21 oct 2000
Francis.Sanchez@enseignement.u-psud.fr
En Physique, l'événement marquant de ce siècle est un mystère mathématique : l'apparition de mystérieux nombres, tels 137,03599 et 2.389 x 1022, caractérisant respectivement l’Electricité et la Gravitation, que les mathématiciens ne parviennent pas à expliquer… Ces coefficients dans les lois de la Physique, indépendant du système d'unités choisi, se révèlent finement adaptés pour permettre l'apparition de la vie : la durée des étoiles, la chimie, la biologie … Ils sont donc forcément reliés entre eux…
La première des choses à faire est donc de chercher les corrélations entre ces nombres, ainsi que nous l'apprend l'histoire des sciences. Par exemple, c'est l'enseignant suisse retraité Balmer, pythagoricien convaincu, qui trouva la relation entre les longueurs d'onde de l'hydrogène, qui allait devenir, 25 ans plus tard, la clef de la Physique quantique.
Or, que constate-t-on aujourd'hui ? tout article annonçant des corrélations entre ces nombres est, systématiquement, refusé par les "responsables" scientifiques. Tout chercheur qui s'implique dans ce travail voit sa carrière menacée. C'est ainsi que les "responsables" scientifiques ont censuré le plus grand physicien du 20ième Siècle, Eddington, et maintenant prétendent s’opposer à la Théorie Holique, qui montre que la Cosmologie est la base fondamentale de la Science …
D'où vient cette attitude? Elle rappelle l'anathème que l'Eglise jetait, au Moyen Age, sur les lentilles, ces "instruments du diable" qui déforment l'œuvre du Créateur. Galilée a bravé cet interdit, en recommandant au peuple d’observer à la lunette les satellites de Jupiter, montrant ainsi qu'il y avait d'autres centres de rotation dans l'Univers. Cette simple observation réduisait à néant le Dogme de notre position centrale dans l'Univers.
La "science officielle" actuelle serait-elle dogmatique? Oublieuse des Leçons de l'Histoire, n'est-elle pas condamnée à les revivre? Que dit-elle sur ces paramètres? Elle les appelle "paramètres libres", ce qui est déjà tendancieux et fâcheux pour des paramètres forcément étroitement connectés, et dont le type même des relations doit éclairer la signification profonde des lois de la Physique. Mais, renonçant à la vraie tradition scientifique, elle considère que ces nombres ont été tirés au hasard lors d'un prétendu "Big Bang". Et pour rendre compte de leur merveilleux ajustement, elle ose envisager, avec aplomb, une multitude d'Univers parallèles ratés où les paramètres ne s'accordent pas entre eux : nous serions dans le seul Univers où la vie soit possible… Ainsi, pour expliquer notre existence, il n'y a qu'à introduire une infinité d'univers stériles... Un honnête penseur peut-il accepter cela?
Dans "The Third Culture" de John Brockman, First Touchtone, Ed 1996, Martin Rees ose écrire p. 263 "nothing could be less relevant than dinosaurs and cosmology": en clair, "la cosmologie n’a pas plus d’intérêt que l’étude des dinosaures". Une véritable provocation émanant du directeur de l’ ancien directeur de l’Institut d’Astrophysique de Cambridge en personne, figure emblématique de la Cosmologie Moderne…
Ce "dogme scientifique", véritable retour à l'obscurantisme moyen-âgeux, est un renoncement scientifique collectif, doublé d'un dogmatisme suicidaire. En effet, pour réfuter le Dogme, il suffit qu'un chercheur inspiré se mette en chasse des "relations manquantes" entre les paramètres-clef, les trouve, et les révèle au public.
A la lunette de Galilée se substitue la calculette scientifique, où chacun peut vérifier la réfutation du Big Bang. En effet, la température du rayonnement cosmique, seule grandeur cosmologique mesurée avec précision (Juillet 2000), T = 2,725(1) Kelvin, s'intègre dans des relations extrêmement précises, dont le type avait été prévu par la "Théorie Holique" publiée à Cambridge en 1995, puisque censurée en France (Lochak, Fondation de Broglie). La beauté et la précision proprement "diaboliques" de ces relations, élimine toute possibilité de "coïncidences fortuites": les théories du Hasard, telles celles de Darwin, de Heisenberg, et le culte du Chaos, subissent un coup fatal.
Le dogme du Big Bang est, irrémédiablement condamné, au profit du modèle concurrent –écarté pour d’obscures raisons extra-scientifiques (voir J.C. Pecker, " les promeneurs du Ciel ") – celui de "l'expansion stationnaire", où une génération continue de nouveaux atomes vient compenser la raréfaction due à l'expansion. De la sorte, l'Univers ne tend pas vers cette "mort thermique" prévue par le modèle actuel, que ce soit froidure où fournaise.
D'ailleurs, de récentes observations sur les supernovae lointaines bouleversent de fond en comble le modèle cosmologique standard. En effet, alors que celui-ci prévoyait un ralentissement de la récession galactique, ces observations impliquent, au contraire, une accélération.
La Théorie de l’expansion stationnaire prévoit naturellement cette accélération, tandis que les "responsables" ressortent l'un des subterfuges artificiels d'Einstein qu'il avait lui-même renié (voir "l'Affaire Einstein"). En particulier, dans la Théorie Holique, l'expansion est simplement considérée comme l'apparition d'espace supplémentaire (ce que Reeves appelle "l'apologie d'une démarche tordue"), mais avec aussi de l'apparition de nouveaux atomes. Mais il ne s'agit pas ici d'une "création continue " à la Hoyle, mais une amplification du nombre de particules déjà présentes, un " effet laser cosmique " …
Loin d'être "tordu", l'Univers applique le principe de Lavoisier : le Temps se transforme en Espace et Matière, en accumulant de l'information. Ainsi l'Univers est en construction… Quand on veut bâtir, on ne commence pas par tout faire pêter… Mais plutôt, un Petit Pas, lourd de promesses, dans un algorithme holique de Perfection Cosmique…
Mais le message délivré par les "paramètres-clef" va plus loin. Il révèle une magnifique synthèse entre le Grand et le Petit, où les constantes chimiques et biologiques s'intègrent harmonieusement.
Finalement, l'Homme est au centre du Monde. Pas géométriquement, mais numériquement.
C'est un retour à Pythagore l’ancien, l’oublié depuis 26 siècles....