L’ANALYSE DIMENSIONNELLE ETENDUE

suivi de
L’Exercice central sur l’analyse dimensionnelle
 

Francis Michel Sanchez, mai 2000

Francis.Sanchez@enseignement.u-psud.fr

 

DEFINITIONS

Toute " valeur physique " est un nombre associé à une unité. Cette unité représente une " Grandeur Physique ", qui est une combinaison des trois Catégories fondamentales : Masse, Longueur et Temps. Par exemple une vitesse se mesure en divisant une longueur L par un temps T : le concept de Vitesse sera donc noté [L/T], qu’on écrit plutôt [LT-1]. Cela constitue la " dimensionnalité " d’une vitesse. Il lui correspond une unité dans un " Système d’unité ", tel, par exemple, le choix : Kilogramme, Mètre, Seconde. L’unité de vitesse dans ce système sera donc le " mètre par seconde ", noté m/s, ou ms-1.

Notation officielle de la dimensionnalité est

longueur º [L]

temps º [T]

masse º [M],

ce qui fait que la dimensionnalité d’une vitesse s’écrira [L T-1]

Remarque sur la complication " électrique " inutile du S.I.

A noter que l’analyse Dimensionnelle dans le système S.I. fait intervenir une quatrième Catégorie, la Charge Electrique, notée [Q]. Mais celle-ci peut être éliminée dans le système d’unités purement mécanique ci-dessus, à condition d’écrire la loi de Coulomb, c’est-à-dire la force qui s’exerce entre deux corps chargés électriquement, sous la forme :

F = (hc/137.03599) nn’/r2

où n et n’ sont les nombres de charges élémentaires contenues dans les deux corps chargés électriquement. Dans ce nouveau système, la charge électrique est sans dimension, de même qu’un angle correspond à une unité additive, le stéradian, qui est " sans dimension ". Le caractère " électrique " de l’interaction est représenté par la constante universelle 137.03599. Le système international d’unité S.I. avait la possibilité de définir ainsi la charge. Ce qui aurait conduit à une réserve sévère vis à vis du modèle Big-Bang, dès les années 1930, voir ci-dessous.


Rôles de l’Analyse Dimensionnelle /
THE USE OF DIMENSIONAL ANALYSIS 

On l’utilise dans trois cas, très différents. Vérification, Estimation, et Prédiction. Cependant seules les deux premières utilisations ont été pratiquées jusqu’ici. La troisième utilisation est pourtant l’extension expérimentale naturelle de la deuxième. L’origine de cette anomalie réside dans cet excès de formalisme qui caractérise la Physique Théorique du 20ième Siècle. Cet " oubli " du caractère expérimental de la Physique a conduit à l’occultation d’une Prédiction étonnante : l’existence d’une Grande Théorie Cosmique, voir ci-dessous.

  1. Vérifier les calculs en physique, aussi bien les calculs intermédiaires que le résultat final. Deux " valeurs physiques " ne peuvent être comparées que si elles ont même " dimensionnalité ". Si on s’aperçoit par exemple que l’on est en train de comparer une longueur et une masse, c’est que l’on a commis une erreur de calcul. Bien remarquer que, s’il est interdit d’ajouter une longueur et une masse, on a le droit, par contre, de les multiplier !, pour obtenir une nouvelle " grandeur physique ", ici la " longueur-masse ". Certaines combinaisons sont spécialement importantes en Physique, et reçoivent un nom spécifique. Ainsi le " moment cinétique " est le produit d’une masse par une longueur et par une vitesse : sa " dimensionnalité " est donc [ML2T-1], et l’unité S.I. est le kg x m2 x s-1. Dans certains cas l’unité aussi à un nom spécifique. Ce n’est pas le cas pour le moment cinétique, mais pour d’autres " grandeurs physiques " qui apparaissent plus fréquemment dans la vie courante, telle l’Energie, correspondant à une " dimensionnalité " [ML2T-2], une unité S.I. : kg x m2 x s-2, il y a un nom spécifique, ici le Joule. Il en résulte que l’unité de moment cinétique peut être appelée " Joule-seconde ". Mais en Physique, le Moment Cinétique est plus important que l’Energie, car il a une unité naturelle, le quantum : " h bar " : h = h/(2pi), ou h est l’historique " constante de Planck ".

    Remarque : les fonctions mathématiques n’opèrent que sur des nombres purs, c’est-à-dire sans dimensions. Ainsi, toute utilisation de " sinX " signifie que X est sans dimensionnalité : [M0L0T0]


    Remarque fondamentale. Le fait que, mathématiquement, une multiplication est une série d’additions constitue une apparente " incohérence " de la règle ci-dessus, que la Physique Holique a pour vocation de résoudre…Dans la conception néo-pythagoricienne de Sanchez, il n’y a pas de différence de principe entre une longueur et une masse, car tout se résoud finalement en nombres purs, résultant d’une quantification à tous les niveaux. Ainsi la Nature, comme tout calculateur, n’utilise que les nombres entiers. Il en résulte que l’étonnante efficacité de l’analyse Dimensionnelle doit être reliée aux propriétés générales des Equations Diophantiennes. La connexion la plus simple fait intervenir les degrés (exposants) des nombres intervenants, d’où l’idée du Principe Holique...


    Exemple : que dire de : 3.52 m . s-2 . kg-1 = 58 Joules  ?

    C’est FAUX D’OFFICE, car le Joule est l’unité d’énergie, soit homogène à mc2, donc kg x (m/s)2. Il suffit au physicien professionnel de considérer que l’exposant de la masse ne correspond pas : il voit ça instantanément. A noter que le professionnel raisonne directement sur les unités, sans passer par les symboles M, L, T.

  2. Estimer une valeur physique. Cette technique est très utile quand un physicien aborde un nouveau domaine. Cette étape d’évaluation des ordre de grandeurs est essentielle dans la " méthode scientifique expérimentale ", afin de bien choisir les dispositifs de mesure.

    Exemple : soit à mesurer la période d’un pendule de longueur l = 1 mètre, dans le champ de gravitation terrestre g = 9.87 ms-2. Le physicien doit-il se munir d’un chronomètre, d’un oscillographe ou d’une horloge atomique ?… La seule durée, en seconde, qu’on peut obtenir en considérant toutes les possibilités gx ly, soit (ms-2)x my, est obtenue en prenant x = -1/2 et y = 1/2, soit un ordre de grandeur pour la période de (l/g)1/2, donc dans le domaine de la seconde : le chronomètre ne suffira pas, il faut recourir à l’oscillographe, dûment étalonné, par exemple sur le 50 Hertz de l’EDF !

  3. Prévoir des formules liées à des lois encore inconnues (Sanchez, 2000)


  4. Si on adopte l’hypothèse que l’Analyse Dimensionnelle est correcte à un facteur mathématique près, on peut déduire de l’étude précise d’un seul cas une formule empirique valable pour tous les pendules : on sera ainsi conduit à proposer la formule 6.28 (l/g)1/2. S’il s’avère qu’elle a une structure topologique simple (telle que 2p dans l’exemple du pendule), on peut en déduire l’existence d’une théorie géométrique simple sous-jacente…

    Ce troisième type d’utilisation de l’analyse dimensionnelle n’a jamais été pratiquée, avant que Sanchez ne l’utilise en Cosmologie, pour en déduire l’existence d’un troisième pilier de la Physique, voir " Quantum Topological Invariance ", qui élimine la cosmologie Big-Bang.

CONSTANTES UNIVERSELLES. MASSE, LONGUEUR ET TEMPS DE PLANCK

Une Constante Universelle est une Valeur Physique caractéristique d’une Loi Fondamentale de l’ Univers. Par exemple, la première constante universelle fut introduite par Newton, qui a su prévoir qu’une même constante s’appliquait aussi bien à la pomme qui tombait, qu’à la Lune prisonnière de la Terre. La force de gravitation entre deux masses m et M distantes de d est F = GmM/d2. Cette force est aussi le produit d’une des masses par l’accélération qu’elle subit : F = mg. D’où il sort que g = GM/d2. Comme une accélération est une variation de vitesse en fonction du temps, elle a pour dimensions LT-2. D’où il suit immédiatement que la constante de gravitation a les dimensions M-1L3T-2.

Remarque sur la déviation gravitationnelle d’un faisceau lumineux. Ainsi, si M est la masse de la Terre, et d le rayon terrestre, cette formule g = GM/d2 donne " l’accélération de la pesanteur " à la surface du globe. Et ceci pour tout corps, que ce soit un kilogramme de plumes ou un milligramme de plomb. Ce qui suggère que même un faisceau de lumière horizontal pourrait subir une déviation. Un calcul élémentaire donne effectivement la moitié de la déviation donnée par la Relativité Générale de Hilbert.

Masse de Planck. Il y a trois constantes universelles principales : G qu’on vient de définir, c, la vitesse lumière, et h la constante réduite de Planck. Celle-ci a un statut particulier, car elle se comporte comme un quantum de " moment cinétique ". C‘est pourquoi on utilise généralement cette forme réduite h = h/2p , plutôt que la constante de Planck originale h. Elle a été découverte au début du 20ième siècle, et a pour dimension ML2T-1. Le nombre de constantes universelles est donc porté à trois, c’est-à-dire égal au nombre d’entités de base (Masse, Espace, Temps). Ces trois constantes permettent donc de définir trois grandeurs caractéristiques appelées " de Planck " : respectivement une masse, une longueur et un temps, en éliminant les deux autres. Il suffit de chercher la combinaison Gxcyhz qui convient, c’est-à-dire résoudre un système de trois équations linéaires à trois inconnues x, y et z. Pour obtenir la masse de Planck, on pose donc Gxcyhz = M, ce qui donne, en exprimant les dimensionnalités des constantes universelles : (M-1L3T-2)x (LT-1)y(ML2T-1)z = M. Cela conduit aux trois relations : -x + z = 1 ; 3x +y +2z = 0 ; -2x –y-z = 0. D’où les valeurs x = -1/2 ; y = 1/2 et z = 1/2. La masse de Planck est donc mP = (h c/G)1/2, environ 21 microgrammes.

Remarque. On peut plus simplement s’inspirer du " Principe Holique " et remarquer que dans G la longueur figure à l’exposant 3, comme les 3 directions de l’espace, tandis que le temps figure au carré (symétrie passé-futur). Un simple coup d’œil sur les dimensionnalités de c et h montre qu’en formant le produit hc, la même combinaison caractéristique L3T-2 apparaît, d’où il ressort immédiatement que la masse de Planck est donnée par son carré mP2= hc/G.

Longueur de Planck : en procédant de même, on trouve une longueur de Planck lP, (environ 1.6 10-35 m) définie par son carré lP2= hG/c3. En fonction de la masse de Planck, cette longueur de Planck prend trois formes différentes, suivant qu’on délaisse respectivement h , G ou c :

lP = GmP/c2= h/mPc = h2/GmP3

La première forme (sans h) est la formule de Schwarzschild qui relie le demi-rayon d’un trou noir (sans rotation) à sa masse. La deuxième forme est la formule donnant la longueur d’onde de Compton associée à une masse m. La troisième forme n’est pas une forme répertoriée; c’est un Domaine de la Physique inconnu, le Troisième Pilier. Mais sa pertinence est hors de doute, puisqu’elle donne, dans la fourche expérimentale, le demi-rayon de Hubble quand on remplace mP3 par le produit des masses des trois particules principales : l’électron, le proton et le neutron (voir l’exercice central de l’analyse dimensionnelle)

Temps de Planck : il se déduit directement de la longueur de Planck par la tP = lP/c, (environ 5.4 10-43 Sec) En effet la constante universelle c ne fait intervenir que deux des catégories : Longueur et Temps. D’où les relations entre mP et lP :

mP tP = h/c2

mP /tP = c3/G

permettant de retrouver mP2= hc/G et donnant en outre tP2= hG/c5. L’intérêt de cette formulation symétrique entre la Masse et le Temps est de faire apparaître la constante c3/G, (kg par seconde), qui représente l’évaporation d’un trou-noir (Zeldovich-Hawkins) ayant 1 masse de Planck : il s’évapore en mP /(c3/G) = ( hG/c5)1/2 soit 1 temps de Planck.

Ce " taux massique de Planck " a une valeur de 200000 masses solaires par seconde (1 masse solaire est environ 2 x 1030 kg). Tout trou noir en expansion stationnaire obéissant à la loi de Hubble, émet 3/2 c3/G kg/s, soit environ 300000 soleils par seconde ! Dans les modèles d’Univers critiques stationnaires (Hoyle, Sanchez), cela représente donc également le flux de masse nouvelle qui apparaît. Alors que chez Hoyle, il s’agit d’une " création " de masse, pour Sanchez, il s’agit d’une amplification cohérente " graser "(effet laser à ondes gravitationnelles) de la masse existante. Seul ce dernier auteur, un spécialiste de l’holographie, propose actuellement une interprétation logique de ces phénomènes, en terme de théorie de l’information, avec extension vers le fonctionnement de l’ADN.


L’Exercice central sur l’analyse dimensionnelle

Francis Michel Sanchez, janvier 2000

 

Données : c = 299792458 ms-1. G = 6.67259(85) ´ 10-11 S.I. ; h = 1.05457266(63) 10-34 S.I. ; masse de l’électron : me » 0,91093897(54) 10-30 kg ; "constante inverse de structure fine" a-1 = 137,0359895(61). Les deux derniers chiffres indiquent l’incertitude absolue. Les parties 2 et 3 sont indépendantes.

Partie 1

    1. donner la dimension de la constante de gravitation G.
    2. donner la dimension de la constante réduite de Planck h, homogène à un moment cinétique.
    3. Le " rayon classique de l’électron r0 = 2.81794092(38) 10-15 m, est défini dans le système d’unité S.I, par r0 = qe2/(4pe0mec2), où e0 est une grandeur toujours associée à qe, la charge de l’électron, complication inutile du système officiel S. I. Y a-t-il une structure physique correspondant à l’ordre de grandeur de re

Partie 2

  1. Longueur d’onde Compton. On fait correspondre à chaque particule de masse m une "longueur d’onde Compton" l = f (m,h,c) déterminée par l’analyse dimensionnelle. Etablir cette fonction.
  2. Masse de Nambu. Déterminer la masse m0 dont la longueur d’onde Compton associée est le rayon classique de l’électron. Montrer que m0/me s’identifie avec la constante a-1.
     
     

Partie 3

    1. A partir de G, h, m0 ºa-1me, déterminer par l’analyse dimensionnelle une longueur R qu’on exprimera en années-lumière. Cette longueur peut-elle avoir une signification physique ?
    2. Dans la formule obtenue, remplacer la combinaison G m02 par son équivalent électrique qe2/(4pe0) = ah c, et le m0 restant par me. A quelle structure correspond cette nouvelle longueur ?
       
       

Solution. [G] = M-1L3 T-2; 1.2 : [h] = M L2 T-1 ; 1.3 : Nucléon ; 2.1 : l = h/(mc) ; 2.2 ; m0 = h/(cr0) = m(4pe0hc)/qe2 º a-1 me ; 3.1 : R = h2/(Gm03) = 1.7 1026 m = 9,1 109 années-lumière : Univers ? (voir Web) ; 3.2 : r = a-1h/(mec) = r0 a-2 = 53 10-12 m : Atome.

 

Discussion

Commentaires. Voir le Web pour les détails ou poser des questions. Cet Exercice conduit au rayon "de Bohr" (1913), en fait d’abord publié par Hass, Février 1910. Un calcul analogue de Lévy-Leblond est présenté dans "Quantique", mais utilise la constante e2 º qe2/4pe0, héritée de la Physique pré-quantique, qui prête gravement à confusion avec la charge électrique élémentaire. De plus, dans cet ouvrage, la justification d’exclure c ne se vérifie qu’à posteriori, alors qu’elle est intuitive si on passe d’abord (Partie 3) par la Cosmologie Quantique, où l’on exclut d’entrée c, vitesse qui, à l’échelle de l’Univers, implique des temps trop longs par rapports aux durées typiques de la Microphysique. La faiblesse de c a d’ailleurs posé le problème de "l’excessive uniformité thermique" du rayonnement cosmique, le fameux "problème de l’horizon", ce qui a conduit les cosmologistes à infliger à leur modèles du "Big Bang", cette grotesque "correction" qu’est "l’inflation", où l’espace subit lui-même un développement supraluminique ! ??…

En 1931, Stewart publiait une étrange coïncidence : "H = e6/(hGme3c3)" donnant le rayon de Hubble, mais hélas dans le système hybride utilisé, la vitesse lumière ne s’élimine pas. Plus tard, on retrouve le "bon" système d'unités, comme dans "Gravitation and Cosmology", de Weinberg (1972), mais entre-temps, la Constante de Hubble est devenue homogène à l’inverse d’un temps !  : c ne s’élimine toujours pas. Pire, dans "Fractal Space-Time and Microphysics", Nottale écrit : h2H/cG » (a-1me)3, sans faire la liaison avec l'extraordinaire "règle de Nambu" ! (voir ci-dessous). En fait, les grandeurs brutes mesurées sont des distances et des décalages spectraux sans dimension, donc la véritable "constante expérimentale de Hubble " ne saurait être temporelle. Dans "Beyong the Big Bang", Arp rappelle "it is a cardinal rule of observation in science that one should report the observed quantities". Il s’agit là d’un manque de rigueur des astrophysiciens, à commencer par Dirac, qui en a déduit faussement une variation séculaire de G, entraînant des recherches stériles (voir Web sur les preuves mathématiques de l’invariance de a-1 et G)…

Pourtant, Eddington avait indiqué une voie unificatrice royale, que personne n’a suivie... Mais Chandrasekar reconnaît finalement (1987) dans "Truth and Beauty in Science", qu’Eddington était en fait en avance sur son temps : " being the first physicist to introduce chirality dissymmetry, the so-called "Majorana algebra", and the 9 dimension space Clifford algebra ". C’est-à-dire en plein dans les Supercordes ! De plus, il avait prédit l’existence d’un "mésotron" lourd, avec le bon ordre de grandeur de masse, (30 ans avant la découverte du Tau !), tandis que la triple génération des particules élémentaires reste un profond mystère pour la théorie standard actuelle, Supercordes incluses. Mais Eddington ne pouvait pas s’imposer car les distances intergalactiques étaient sous-estimées à l’époque d’un facteur 10, et il a dû subir des moqueries indignes, en particulier par Born et Bethe. Même Feynman, dans "La Nature de la Physique" et Lévy-Leblond dans "Quantique" ne reconnaissent pas la marque de la "Méthode Scientifique" dans les modifications successives de la Théorie d'Eddington, s'affinant progressivement pour interpréter les déterminations de plus en plus précises de la constante principale, d'abord 136, puis 137, puis 137.04, et maintenant, 137.03599.

Pour obtenir le demi-rayon de Hubble il suffit d’éliminer c entre la surface caractéristique de la Gravitation, la "surface de Planck" Gh/c3, et la longueur caractéristique de la Microphysique, le rayon classique de l’électron exprimée en unités mécaniques : ah/mec. La justification scientifique est établie par invariance holographique (Web), avec aussi la vitesse des ondes supercélères : C/c » 5 ´ 1060, et l’accord profond entre Gravitation et Quantification dans un Espace-Matière quantifié par le "Topon" » 5 ´ 10-95 m, et le "Stathmon" : 4 x 10-69 kg. Confirmation : calcul de la température cosmique 2.728 K, obtenue par deux fois au millième prés.

L’ Exercice Central introduit la masse de Nambu m0 º a-1 me, car elle est caractéristique des Particules Elémentaires, dont les masses sont voisines de n ´ m0, où n représente certains entiers pour les bosons (par exemple n = 7 pour le Kaon), ou certains demi-entiers pour les fermions (en particulier n = 33/2 pour le nucléon). La "régle de Nambu" apparaît non seulement comme une clef pour la Physique des Particules, mais aussi pour la Cosmologie ! Evidemment, son extrême simplicité n'a eu aucune audience chez les faux scientifiques dénués d'intuition pythagoricienne. Sans Balmer, il n'y aurait pas eu de Bohr…

Un intérêt important de cet exercice est de monter que le système d’unité officiel S.I. devrait être simplifié, en éliminant la grandeur inutile e0, dite "permittivité du vide", terme qui plonge élèves et professeurs du Secondaire dans la plus extrême perplexité. D’où la catastrophique dualité des systèmes d’unités, ingénieurs/ chercheurs tandis que les théoriciens utilisent un troisième système dit "naturel", où h = c = 1, ne permettant qu’une analyse dimensionnelle tronquée et artificielle. Jackson, dans "Classical Electrodynamics" signale que plusieurs auteurs, dont Planck, soutiennent " the arbitrariness in the number of fundamental units and the dimension of any physical quantities " ! Il oublie de préciser qu’il existe un système mécanique " minimum ". Encore plus grave : Certains auteurs considèrent même la constante de Boltzman k comme une véritable constante universelle, ("les constantes universelles", de G. Cohen-Tannoudji), alors que Paul Davies dans "The accidental Universe", p.39, rappelle fort justement " k and e0 are merely conversion factors between two systems of units ". Et pour corser le tout, les diverses disciplines s’obstinent à pratiquer des unités "spécialisées", tel l’Angström des atomistes, pourtant interdit officiellement depuis 30 ans, le Fermi des nucléaires, ou le mégaparsec des astrophysiciens : voir la triste fin de la sonde martienne, victime d’une conversion d’unités …

Dans ces conditions de confusion générale, qui rendent d’ailleurs la plupart des ouvrages inutilisables, et ceci d’autant plus que la plupart se recopient les uns sur les autres, il est moins surprenant de constater que l’estimation du rayon de Hubble par l’analyse dimensionnelle, exercice de niveau Deug qui sous-tend l’harmonisation Gravitation-Quantique, ait pu échapper à la communauté scientifique.

Mais des autorités "scientifiques" (?) s’accrochent au dogme, ici réfuté, du Big Bang. Pourtant, Pecker, dans "Clefs pour l’Astronomie", Seghers, 1981 " avertissait "Toute nouvelle tentative, loin d’être à priori à rejeter parce qu’elle rejette elle-même le Big Bang que d’aucuns considèrent comme un dogme, doit au contraire être poussée jusqu’à ses extrêmes limites". J. Maddox, l’éditeur de Nature, admet finalement (1997) dans "What Remains to be Discovered": "The cosmological question is again an open question". Mais on ne compte plus les publications refusées pour "hérétisme", l’auteur de ces lignes ayant été censuré par Rees, pourtant l’auteur de "Cosmic Coincidences", directeur de l’Institut d’Astrophysique de Cambridge et par l’Académie des Sciences. Le public tranchera bientôt s’il préfère la Multiplicité des Univers ratés de Rees (Principe Anthropique) à l’Unicité, l’ Economie et la Cohérence du Principe Holique. Le Secrétaire perpétuel Dercourt, pourtant dit "progressiste", s’est appuyé sur le seul rapport indigne d’un "expert" anonyme, alors qu’une Conférence, hélas sans opticien, venait de s’extasier sur cette même "invariance holographique"

On pourra juger du danger et de la fragilité des "attitudes dogmatiques" dans l’exemple récent de la découverte de l’accélération de l’expansion. On trouve dans "A la recherche du temps cosmique " (1996, éditeurs Klein et Spiro) : " La Physique (Relativité Générale) permet d’établir que l’Univers a toujours été en expansion et que cette expansion n’a pu que se ralentir avec le temps. On ne peut échapper à ces conclusions – qui cpnstituent l’essence des modèles du Big Bang – qu’en supposant des lois et des comportements contraires à la physique que nous connaissons aujourd’hui ". Maintenant, 4 ans après, l’accélération de l’expansion galactique semble se confirmer, en complète contradiction avec la " prêcherie dogmatique " ci-dessus d’experts du C.E.A.

Si l’on admet, avec Eddington, le caractère mathématique, donc invariant, des paramètres naturels (voir le Web), L’Exercice Central conduit à une expansion exponentielle, donc accélérée. Cela aurait pu constituer une excellente prédiction, si notre publication n’avait pas été censurée, y compris comme sujet d’examen… Il est clair que la Science ¾ la vraie ¾ est bafouée et trahie depuis longtemps déjà. Le sociologue Vincent précise dans son ouvrage "Aujourd’hui " : " Il en résulte chez certains ¾ et surtout chez les étudiants ¾ l’essor de sentiments antimilitaristes, antiscientifiques, anti-technologiques, et la revendication d’une "science pour le peuple", c’est-à-dire d’une science dont les objectifs seraient sociaux : apporter plus de bien-être à la société et non plus servir les intérêts des monopoles ou fournir du plaisir intellectuel à quelques chercheurs ". Ce n’est pas tellement la Science qui est en danger, comme l’écrit Schatzman dans "La Science menacée", mais plutôt le Système à Pensée Unique qui bloque la Révolution Scientifique, commencée avec Pythagore, il y a 26 siècles. S’il est vrai qu’elle a connue entre-temps des éclipses dramatiques, nul ne pouvait prévoir qu’elle deviendrait "La Science Trahie" au 20ième Siècle. Voir le Web, seul moyen d’expression non censuré...