20
ANNÉES D’ENSEIGNEMENT DANS UNE GRANDE ECOLE
Francis Michel Sanchez,
FEVRIER 2000
corrigé le 18 Juin 2001
Francis.Sanchez@enseignement.u-psud.fr
GRANDES ECOLES : LA DECADENCE PROGAMMEE
UN ESTHETE FACE AUX GRANDES ECOLES
OBJECTIFS DES TRAVAUX PRATIQUES
LE LASER A RIEN !
L’HOLOGRAPHIE MAUDITE !
GRANDES ECOLES : LA
DECADENCE PROGRAMMEE
Les Grandes Ecoles, cette spécificité française, ont été créées par
Napoléon, qui voulait des officiers pour ses armées… C’est dire que leur
vocation première était de former des exécutants… La société française les a récupéré pour former ses cadres,
y compris scientifiques… On connaît le résultat : en un siècle, le triple
centre de gravité scientifique, technique et militaire se déplace vers
l’Allemagne, avec de terribles conséquences. Si Hitler était venu 5 ans
plus tard, les armées nazies auraient disposés de la bombe atomique…
L’origine de cette décadence est profonde : c’est cette République
« qui n’a pas besoin de savants », et qui éxécute Lavoisier, qui
permet finalement à un jeune corse ambitieux de substituer une Dynastie à une
République… Un rapport secret de l’état-major allemand au début du 20ième
Siècle est révélateur. Il précise que si le fantassin français est redoutable,
les officiers ne sont pas à la hauteur. La guerre de 14-18 allait
malheureusement confirmer ce jugement…
L’intérêt de repérer très jeunes les étudiants les plus doués est
indiscutable. Mais si le critère utilisé est l’aptitude à « apprendre sans
comprendre, à toute vitesse », on ne peut prétendre sélectionner les
meilleurs étudiants, lesquels, évidemment, se détournent instinctivement de cet
voie abrutissante. Si, malgré tout, la Société considère qu’elle a ainsi
sélectionné une élite, elle va à la catastrophe…
… La carence du système se manifeste aussi par le fait que les grandes
découvertes se font ailleurs... La mécanique statistique est autrichienne
(Boltzman), la mécanique quantique est prussienne (Heisenberg), la loi de
Hubble est américaine, l’Holographie est hongroise (Gabor), le Laser est
américain (Maiman), la Supraconductivité chaude est allemande…
… Mais il y a plus grave. Les responsables non-découvreurs censurent
les découvreurs ! Où irait-on si un modeste « Maître de
Conférence par Transformation de Poste » se permettait de révolutionner la
Physique, en introduisant une nouvelle invariance « holographique »
qui unifie Microphysique et Cosmologie ? Avec le remplacement du modèle Big
Bang par une expansion exponentielle isotherme. Censure généralisée (à l’exception de Moulin, Kilmister,
Pecker)… et refus inqualifiable d’une Lettre aux CRAS, même après qu’une
accélération de l’expansion ait été détectée…
… Un détail, gênant pour les « censureurs » : Van
t’Hooft a eu la même idée à la même époque (1995). Y aurait-il
eu transmission de pensée ? Et dans quel sens ? Que diable venait-il
faire, ce génial prix Nobel, dans cette Holographie ? Certes, il annonce
ensuite des développements spectaculaires dans l’unification Gravitation/Quantique
(Physics Today, August 1998, p.22)… Mais, dans l’intervalle, le
modeste découvreur, un vrai spécialiste en Holographie, en a déduit une quantification
de l’Espace et une Réfutation du Big Bang ! En particulier, la
température du fond cosmique, la seule grandeur cosmologique mesurée avec
précision : T = 2.728(2) Kelvin, est justifiée par 2 fois, au millième
près ! Voir «Quantum Topological
Invariance», soumis à Apeiron, Août 1999. Cette invariance de la Température
Cosmique est, en principe, vérifiable expérimentalement.
Et la réfutation du Big Bang est vérifiable par tout possesseur d’une
calculette scientifique ! En effet, l’analyse historique de la
Cosmologie montre que des erreurs fatales ont été commises. Voir dossier sur le Web « Exercice central sur
l’Analyse Dimensionnelle ». En particulier, la constante de Hubble
est une distance R, non un temps ! Et l’Analyse Dimensionnelle
élémentaire excluant c donne directement le demi-rayon de Hubble ! A
savoir le cube du rayon classique de l’électron divisé par le carré
de la longueur de Planck ! Ce qui correspond à R = 18.11 milliards d’années-lumière !
Comment une armée de scientifiques a-t-elle pu rater pendant 70 ans une si
élémentaire constatation ? voir « Nambu Dimensional Analysis »,
soumis à Prog. Theor. Phys., Avril 2000.
Ceci dénote une crise grave de la science au niveau mondial. Que
s’est-il donc passé ? Le germanisme dominant avait engendré un monstre
dans les années 30 : une Mécanique Quantique « non-causale » et
« complète » !!!, s’appuyant sur un théorème du logicien Von
Neumann ! Celui-ci est réfuté par Bohm et Bell, 20 ans après…Ni Einstein,
ni De Broglie n’ont vu la faille…Hélas la réfutation est plus ou moins
censurée, car dans l’intervalle des traités fondateurs (Born, 1947) ont été
écrits, et servilement recopiés et enseignés…
Il y a, semble-t-il, un effet de masse : les scientifiques de ce
siècle sont plus nombreux que l’ensemble de tous les scientifiques de
l’Histoire…Et ils sont capables de tels errements… Des phénomènes sociaux
complexes porteraient-ils aux postes de responsabilité des personnes
incompétentes ?… Cela pourrait être favorisé par le ridicule
« publish or perish », qui oblige les chercheurs à publier n’importe
quoi… Un avancement au poids des publications !
Cela devait évidemment mal finir, par un « Publish and
Perish » ! Car le
« nombre holographique » sur la sphère de rayon R défini par
l’analyse dimensionnelle, et lu par la longueur d’onde de Wien du rayonnement
cosmologique l = 1.063(1)mm, à savoir 4p(R/ l)2 n’est autre que exp137.0357(3).
On reconnaît bien sûr la constante inverse de structure fine…
Esprit Critique et Travail d’équipe, voilà ce qui manque dans l’Enseignement,
la Recherche et la Société… Que l’on stoppe la malfaisante mainmise
des Formalistes sur la Science. Il faut relancer la Recherche en direction
de l’Intuition, et le Bon Sens populaire : favoriser une Science
humaniste. Tout est à repenser et à refaire : la Véritable Recherche Fondamentale
doit être relancée. Que les techniciens, les ingénieurs, les découvreurs travaillent
enfin véritablement en équipe : sur un pied d’égalité, et surtout pas
suivant un mode « militaire ». Cette démarche va être initiée, à
titre d’exemple à suivre, sur le Web par un Forum
multidisciplinaire international.
Que tout ceux qui se sentent concernés adressent leurs observations à
l’auteur de la présente
analyse : francis.sanchez@enseignement.u-psud.fr,
ou sanchezf@h3d.com
UN ESTHETE FACE AUX GRANDES
ECOLES
…
Dès sa première Année de classe préparatoire, lycée Charlemagne,
1963-1964, dans l’une des plus fortes " Math Sup " de France, Francis
repère évidemment l’anomalie principale : une science inesthétique. En
Mathématiques, ce n’était que le " formalisme du continu ". Tout à
fait indigeste, car hideux et non intuitif. En Physique, de même, aucun appel à
des grands principes esthétiques, mais l‘application du formalisme
mathématique : c’est ainsi que Gié, un futur inspecteur de l’Enseignement,
présentait l’optique comme une application de la théorie des matrices, une
catastrophe... Le mot d’ordre est "
apprendre sans comprendre, à toute vitesse ". Evidemment, l’étudiant
Francis rejette cette démarche abrutissante, qui conduit à former des
normaliens stéréotypés, et délaisse le Lycée Charlemagne qui lui propose
pourtant une place en Math spé (contre l’avis de Gié qui décrit Sanchez comme
un étudiant « bon pour la chimie » !) pour s’orienter vers une
classe prépa à " dominante physique ". Ce qui lui permet de
bénéficier des cours d’un vrai physicien au lycée Saint-Louis, Berthier, qu’on
appelait "Ben ". Dans ces cours, il est émerveillé par la beauté
de la théorie ondulatoire de la Lumière…C’est pourquoi Francis choisit
d’intégrer l’Ecole Supérieure d’Optique…
Ici s’impose un commentaire sur Augustin Fresnel, le fondateur de
l’Optique Ondulatoire, un polytechnicien. La suite montrera le
parallèle étonnant entre les deux destins. Lors du retour de Napoléon, Fresnel,
en disgrâce (ce Napoléon était vraiment un triste sire), se retrouve isolé
en Bretagne… Il a loisir d’expérimenter pour trancher le débat
ancestral entre la propagation "corpusculaire" de la lumière, chère
à Newton, et celle, ondulatoire, de Huyghens. Sans aucun labo, il utilise
des expédients, notamment des gouttes de miel comme lentilles, et parvient
à montrer que c’est la propagation ondulatoire qui prévaut, contrairement
au « dogme scientifique » de la propagation corpusculaire, de Newton.
Il communique ses conclusions à son cousin de bonne famille, Arago, de l’Académie,
qui s’intéresse à ses résultats. Une anecdote célèbre donne le "
ton " de l’Académie à cette époque, ce qui n’a guère changé
d’ailleurs, sinon en pire. Le mathématicien normalien Poisson déclare en
se moquant: " si la théorie de Fresnel était vraie, on devrait observer
une tache lumineuse au centre de l’ombre d’une sphère ".
L’expérience est faite, et la tache est observée… Ainsi, un modeste
ingénieur avait damé le pion à une armée d’Académiciens, qui continuaient
à prêcher le dogme newtonien, Laplace en tête. Un scénario analogue s’est
produit plus tard avec Poincaré, modeste polytechnicien, le vrai découvreur
de la Relativité. Au grand dam des "normaliens " qui s’acharnaient
sur un "éther mécanique". Ce qui entraîna des jalousies... et c’est
finalement Einstein qui se vit attribué la Découverte, voir l’Affaire
Einstein.
Quelques 180 ans plus tard, l’opticien-holographe Francis, au cours
d’une "année sabbatique" quelque peu forcée, prévoit une expansion
exponentielle isotherme de l’Univers : les observations sur les
supernovae confirment maintenant effectivement une accélération de l’expansion,
contrairement aux modèle cosmologique officiel du Big Bang… A quand la mesure
précise de la température dans les nuages extra-galactiques lointains, qui
enterrera définitivement ce dogme ?
La démarche de Francis est édifiante. Ayant maîtrisé la technique optique
et celle des lasers (brevets et communications internationales), il se tourne
vers les applications des lasers qu’il enseigne bientôt non seulement
aux élèves–ingénieurs de l’ESO, mais aussi au CEA, demandeur en
formation Permanente (voir 10 ans d’enseignement en formation permanente.
Or la classification qu’il opère sur ces applications est non-équivoque
: c’est l’Holographie le domaine d’avenir. En effet,
on peut utiliser le faisceau laser de trois manières : premièrement avec le
faisceau nu, quasi-parallèle (alignement, lecture de codes-barres…),
deuxièmement avec le focalisé (" compact " disques, usinage…),
et enfin défocalisé, éclairant l’objet à holographier. C’est là
que l’énergie du laser, lequel doit d’ailleurs, dans ce cas, être
impérativement cohérent transverse, avec une longueur de cohérence longitudinale
suffisante, est utilisée avec le plus d’efficacité.
Francis cherche alors les montages expérimentaux les plus efficaces, en
faisant expérimenter ses étudiants. L’accent est mis sur la convivialité
dans les Travaux Pratiques, rompant ainsi avec une tradition scolaire. Par
exemple, des considérations ergonomiques simple avaient été totalement
négligées. En particulier, l’habitude avait été prise depuis des dizaines
d’années de travailler dans le noir complet dans les salles de Travaux
Pratiques. Ce qui provoquait des fatigues terribles… Il suffisait d’un
éclairage léger d’un coin de la pièce pour transformer une redoutable épreuve à
l’aveugle, en une partie de plaisir…
En parallèle, Francis donne des cours d’Holographie au département
d’Arts Plastiques de Paris 7. Ces étudiants, médusés, le voient réaliser un
hologramme en pleine salle de cours, avec une simple goutte d’eau comme
lentille. Un hommage à Augustin. L’Ecole Française d’Holographie est créée,
avec l’association "Omnimages ". L’un des étudiants, Thierry Garçon,
réalise de magnifiques œuvres et expose à l’exposition Universelle de Séville.
Enfin, en Juillet 1987, est obtenu un hologramme d’un million de Gigabits, avec
un faiceau laser de 1 milliwatt (Stage Franck Polycarpe). Record absolu toutes
catégories, et sans aucune Table lourde anti-vibration. L’idée est toute simple
: remplacer l’onde sphérique d’un laser puissant par une calotte sphérique
restreinte d’un petit laser, tournant autour de son centre…F.
Sanchez laisse à ses étudiants le soin d’exploiter ce brevet…
Cet hologramme de 1 mètre carré était encore humide (mais l’image
déjà parfaitement visible par transparence), que Francis déclare : ce principe
holographique doit s’appliquer aux autres domaines de la Physique :
et il ajoute devant un groupe composé d’étudiants en arts plastiques
et d’élèves-ingénieurs de la promo 87 "mon prochain hologramme
sera l’Univers"… Cependant je suis à la disposition d’éventuels
sponsors pour définir la réalisation d’un hologramme " architectural
" de 100 mètres carré, parfaitement possible avec de gros lasers…10
ans plus tard, aucun sponsor ne s’était présenté, mais l’Univers
était bien au rendez-vous… Voir le Troisième
Pilier
Quelle est la leçon de tout cela ? L’organisation "militaire
", qui caractérise les Grandes Ecoles favorise la Pensée Unique. Se sont succédés les très
officiels, mais faux, "photon de Newton", " éther
mécanique", "Big Bang", « évolution aveugle »
(Darwin)... Cette Pensée Unique bloque la Recherche… Mais c’est parmi les
ingénieurs, les " hommes de terrains " que la Solution survient.
C’est la déconfiture du Formalisme. A noter que Poincaré, qui s’était détourné
de l’Ecole Normale (comme d’ailleurs Mandelbrot), peut être considéré comme un
"homme de terrain mathématique". En effet, il rejeta la
"soi-disant rigueur" du formalisme officiel (ce que reconnaît même
Dieudonné, un membre actif de la catastrophique bande de normaliens
« bourbakistes », l’auteur de l’ouvrage au titre trahissant leur
suffisance : "Pour l’honneur de l’esprit humain" (sic). Un autre
normalien, Didier Nordon, journaliste scientifique au goût douteux, dans
« Pour la Science », vient de s’immortaliser également par le titre
de son récent ouvrage : « Deux et deux font-ils quatre ? ».
Or c’est précisément l’arithmétique qu’il ne faut pas remettre en
question…
Deuxième Leçon : l’esprit " militaire " nuit au véritable
travail d’équipe. En particulier, les chercheurs actuels dépendent d’un "
responsable de Labo " dans leur carrière. Il s’en suit le plus souvent que
le chercheur doit choisir entre sa carrière ou sa vocation. Assez curieusement,
il semble que Francis soit le seul enseignant-chercheur "sans labo"
dans son Université. Par contre, il pratique et enseigne le " véritabl
" travail d’équipe à ses étudiants (voir "Objectifs des
TP »),
Evidemment, vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’une fois le sort
de l’Univers et du Cosmos définitivement réglés, (Août 1999 voir QUANTUM
TOPOLOGIC INVARIANCE, et LE TROISIEME PILIER, Web 137.03599.com), Francis
déclare " la molécule de la Vie, l’ADN, est un Hologramme-Ligne à
Balayage". Cela lui semble hors de doute, avec de formidables
implications sur la médecine du futur. Mais ce qui est douteux, c’est la
réaction de la Société. Va-t-il falloir toute une génération supplémentaire
pour s’apercevoir que le 20ième Siècle a été un véritable gâchis
scientifique, ce qui est vérifiable par tout possesseur d’une calculette
scientifique ?…Tout dépend de l’efficacité du Web…Aux esprits chagrins qui
déclarent qu’on y trouve beaucoup de bêtises, répondre que ce taux de bêtises
est au moins équivalent dans les traités classiques des normaliens se recopiant
les uns sur les autres…Il importe que chacun puisse vérifier par lui-même les
découvertes scientifiques qui relancent tout. La calculatrice scientifique
devient alors l’élément déterminant d’une Renaissance scientifique… Que chacun
vérifie que l’Analyse Dimensionnelle Elémentaire excluant la vitesse lumière
donne le demi-rayon de l’Univers observable, (cube du rayon classique de
l’électron divisé par carré de la longueur de Planck), donnant R = 18.11
milliards d’années lumière, et que la sphère correspondante, lu par la longueur
d’onde de Wien du rayonnement cosmologique l = 1.063(1) mm, est un
hologramme d’ordre 4p (R/l)2 = exp
137.0357(3). L’apparition de la constante électrique a = 137.03599 dans le
logarithme naturel (ln) de ce grand nombre à 59 chiffres confirme le rôle
central de cette constante comme base de calcul pour l’Holophysique (1995).
Cette Théorie prévoit la pertinence du grand nombre a(a+1)/2, qui
s’identifie avec le produit de cette liberté surfacique ea par la
liberté volumique dans la même sphère (nombre de photons du rayonnement
cosmique). L’écart de 6 %, sur ce nombre à 339 chiffres, est interprétée en
faisant intervenir le Rayon de Constable (voir le Web). De la sorte on voit que
a est d’ordre e5, (où 5 = 2 + 3 est la somme des dimensions
surfacique et volumique), à l’instar de la constante de la loi de Planck ehc/kb
= 143.3249 = 2p + 137.04. Cette constante est donc liée à la loi
de Planck, et n’est pas « tirée au sort » lors d’un prétendu Big Bang !
Tout un culte du chaos, à relent darwinien, qui s’effondre ! Qu’on mesure
la température des gaz lointains extragalactiques : elle doit être
constante, et non pas croissante avec la distance comme le veut la
malencontreuse théorie du Big Bang…
Objectifs des tp
Mai 1996
Francis.Sanchez@enseignement.u-psud.fr
Les
Travaux Pratiques sont le point fort des Grandes Ecoles par rapport aux
Universités. On pense généralement que l'élément essentiel est le matériel. En
fait c'est plutôt le type de pédagogie qui prime. C'est en TP que les méthodes
de la "Pédagogie active" sont les plus faciles à mettre en œuvre et
les plus efficaces.
ESPRIT CRITIQUE
C'est en Travaux Pratiques que l'étudiant participe le plus activement à sa formation et a donc l'occasion de manifester sa spécificité. Il lui faut donc en particulier trouver - ou retrouver- son esprit critique.
L'expérimentation a le pas sur les théories: il est essentiel que l'étudiant vérifie que chaque modèle, chaque formule, a des limites d'application.
Surtout pas de
"préparation" préalable par l'étudiant. Rien de tel pour le dégoûter d'avance et lui imposer
des "idées préconçues", négation même de l'état d'esprit de
découverte qui est l'intérêt premier des T.P.
TRAVAIL D'ÉQUIPE
C'est en Travaux Pratiques que l'étudiant pourra découvrir la richesse et l'efficacité du travail d'équipe : il doit mettre ses points forts individuels au service du groupe. Le travail doit être placé sous le signe de l'unité : temps, lieu et action.
L'enseignant propose un thème (en évitant d'imposer une théorie), et fait une courte démonstration du fonctionnement de l'appareillage, explique les principes de Sécurité (y compris les procédures d'évacuation) et montre les gestes idoines (notamment pour les montages électriques).
Tout le groupe ne traite qu'un seul et même thème expérimental à la fois
Les plus rapides doivent aider les plus lents, et éventuellement corriger leurs propres erreurs auprès d'étudiants plus lents mais plus réfléchis (vitesse et qualité sont souvent incompatibles). Le thème suivant n'est abordé que lorsque l'ensemble du groupe a terminé le thème précédent.
EVALUATION DU COMPTE-RENDU
Le compte-rendu est évalué sur la base des 2 grands objectifs précédents. Il doit en particulier refléter le travail de l'ensemble du groupe et les observations originales du binôme.
La forme est jugée sur les critères suivants : brièveté, clarté, cohérence, pertinence. Il est conseillé de limiter à une copie double, l'enseignant indiquant la mise en page. Pour l'orthographie, ne sanctionner que les fautes non-phonétiques (par exemple "farmaci" n'est pas sanctionné, alors que "pharmmacie" l'est. Il serait temps que la Nation Française se rende compte que s'accrocher à une orthographe non-phonétique est le plus sûr moyen de nuire à cette langue si musicale. Rappelons qu'une langue est, avant tout, "acoustique".
Remarque: un meilleur esprit de groupe est obtenu si l'enseignant sépare au mieux ses deux rôles : membre de l'équipe et évaluateur. Pour ce faire, il est conseillé de corriger les copies de façon anonyme, en codant les noms des étudiants sur les comptes-rendus (par exemple un numéro de téléphone).
Au début de chaque séance les étudiants corrigent eux-mêmes leurs copies aux endroits signalés par l'enseignant. Celui-ci récupère les copies pour contrôler les corrections et il les garde. Sinon on s'expose à un recopiage d'anciennes copies qui va grossir le marché des "TP pré-consommés, à recopier sur place".
CONTROLES
Lors des contrôles écrits, sur les calculs d'incertitude notamment (exclure l'antique méthode scolaire par les dérivées, mais former les étudiants à la méthode directe à la calculette), prévoir des sujets semblables mais avec des données différentes d'un élève à l'autre. Les copieurs invétérés vont s'apercevoir rapidement de la ruse, et, en plein désarroi devant cette impossibilité d'exercer leur "art du copiage", vont se trahir… Cette mesure d'une extrême simplicité est la parade absolue contre ce fléau du copiage. Il faut rappeler ici que cette manie du copiage est généralisée dans la Société et touche même des "personnalités" comme Einstein. C'est l'une des raisons essentielles de la mauvaise qualité générale des Traités : on retrouve par exemple des erreurs telles que celle-ci : le "maximum de visibilité de l'œil est situé dans le jaune", alors qu'il est dans le vert (555nm). Cette erreur date du début du 20ième Siècle, avant que la spectrographie normale ("diffractive"), supplante la spectrographie non-linéaire ("réfractive").
Les contrôles pratiques consistent essentiellement à demander à chaque étudiant de refaire une démonstration devant tout le groupe avec la gestuelle et la procédure correspondant à l'une des démonstrations de l'enseignant. Il doit aussi répondre aux questions de l'enseignant. La "Notation Quantique" est très efficace : l 'étudiant commence avec la note 20/20, et perd un point à chaque erreur. Evidemment, ceux qui passent en dernier sont avantagés, mais "ont droit" à des questions plus subtiles, ce qui rétablit l'équilibre de la procédure d'évaluation.
_________
LE LA…SER A RIEN !
C’est la curieuse blague qui sévissait dans l’Ecole
Supérieure d’Optique. Il est vrai que le distingué « chef de
travaux » … avait décrété dans ses cours que les images obtenues avec un
laser étaient inutilisables. En fait, bien sûr, c’était l’emploi de systèmes
optiques complexes, tels des objectifs de microscopie, qui n’étaient pas
adaptés au laser. En effet, la superposition d’un grand nombre de lentilles, si
elle peut corriger certaines aberrations, donne de regrettables franges d’interférences
en présence d’un faisceau assez cohérent. Et on retrouvait l’erreur
partout : car pour supprimer ces franges indésirables, au lieu de revenir
à une lentille simple de courte focale, les concepteurs préféraient la
« technique de l’épuration », en faisant passer le faisceau focalisé
par l’objectif de microscope incongru par une ouverture circulaire. Le tout
devant être positionné à quelques microns près ! L’ensemble objectif de
microscope + système d’épuration constitue un très bel exemple de technologie
lourde inutile, qui est aisément remplaçable par une goutte d’eau (utiliser une
seringue tête en bas pour avoir une goutte stable).
Une initiative intéressante fut proposée pour
améliorer un TP délicat, celui des aberrations introduites par les excentrements
dans un système de lentilles. L’utilisation du laser transformait ce TP ingrat,
où l’ observation ne pouvait être qu’individuelle, en une partie de plaisir
dans un travail convivial, grâce à l’utilisation des anneaux d’interférences
générés par tout couple de faces… Ainsi, le phénomène d’interférence, loin
d’être gênant, se transformait en irremplaçable moyen d’alignement ! A
noter que Sanchez montra alors à tout un institut qu’il suffisait de deux
miroirs, dotés chacun de deux rotations, pour pouvoir faire passer le faisceau
laser par deux points fixes. Cette solution était nettement plus économique et
élégante que celle de l’ingénieur classique, qui monte le laser lui-même sur un
chariot disposant de 4 mouvements. Pour illustrer cette remarque, Francis avait
l’habitude de rappeler un vieux tour du clown Grock, qui se faisait fort de
déplacer le piano vers le tabouret… Une façon de rappeler qu’un faisceau laser
est plus léger que le laser lui-même…
Au cours d’une séance sur le TP « Fabry-Pérot sphérique »,
que Sanchez avait introduite à l’Ecole (et refilée sportivement à Aspect, très
intéressé pour étoffer les TP centenaires des normaliens), il s’est produit un
jour un événement mémorable et révélateur. Ce jour là, saisissant un polariseur,
Sanchez le place sur la table pour faire une démonstration à un binôme
d’étudiant. Geste mille fois renouvelé… Mais jamais pareil, car ce jour là, le
spectre du laser subit une modification brutale à cet instant même… Sanchez
déclare à ses étudiants médusés : nous venons de faire une découverte…Car
il enseigne dans ses cours qu’un laser est particulièrement sensible aux
retours de faisceaux puisque cela peut faire chuter le pouvoir de réflexion
« vu par le milieu laser » en deça de la valeur seuil !
L’oscillation laser s’était donc arrêtée un bref instant, et repartie aussitôt,
avec perte de mémoire des conditions précédentes, d’où un spectre totalement
différent au point de vue polarisation. Une magnifique démonstration que
l’oscillation laser démarre sur l’émission spontanée erratique ! L’ordre
qui surgit du chaos…Un vieux thème sanchézien, magnifiquement illustré dans sa
Thèse, dont peu de gens ont compris la véritable portée… Suite à quoi Francis
monte un nouveau TP : la bistabilité tout-optique, et il montre aux
étudiant ébahis, le « laser » pile ou face : une indétermination
entre deux choix possibles de polarisation, ce qui provoque après un polariseur
des sauts spectaculaires de spectres…Un TP d’avenir, pouvant préfigurer des
computeurs tout-optique…
Il faut reconnaître que la proximité du labo
Aymé-Cotton a été d’une grande utilité pour faire avancer l’expérimentation
laser à l’ESO. En effet, ces physiciens avaient, selon l’expression même de son
directeur…, le laser sous le nez depuis des années, et dont ils ont évidemment
ratés la découverte, en bon refuge de normaliens qu’est ce labo… Car des
théoriciens avaient doctement démontré que l’effet laser serait quasiment
impossible à obtenir… Jusqu’au jour où Maiman eut l’idée de placer un barreau
de rubis Maser à faces métallisées dans un flash hélicoïdal de photographie, et
de faire apparaître en 1960 le premier faisceau laser (ce qui fut suivi dans
les deux années qui suivirent par un déferlement de lasers de tous
type). Evidemment, sur le coup, sa demande de publication fut refusée, ce
qui entraîna une vague de procès s’étendant sur 20 ans…Toujours est-il que
Francis se voit hériter en 1969 d’un laser à Rubis, dont le moindre reflet peut
faire perdre un oeil à un étudiant, et d’un tube de laser à gaz dont les
électrodes à tension mortelle sont apparentes… Aucune formation à la sécurité
laser n’était dispensée à l’ESO, mais Sanchez avait noté une phrase d’un
enseignant de TD, Boiteux, qui avait signalé le danger rétinien… Comme quoi,
pour certaines questions essentielles il est préférable de suivre un certificat
universitaire que des cours de Grande Ecole. Ce simple avertissement eu
pour conséquence qu’aucun accident ne fut à déplorer, rétrospectivement un
petit miracle, alors qu’ils furent légion dans les milieux des laséristes…En
fait Sanchez fut le premier renseignant à inclure dans ses « cours
lasers » un important chapitre sur la Sécurité. Il fut ainsi repéré
par le Service de Prévention du CEA, et put profiter de l’expérience
d’ingénieurs de Sécurité du CEA…
Faisant exception à son vœu de ne plus participer à
cette folie collective des « publications scientifiques anonymement
contrôlées », Sanchez, dans l’intérêt supérieur de la collectivité, publie
un « état de la Sécurité Laser en France » (Radioprotection. Gédim
supp au n°1 (1984), 63-70). Dans cet article, il s’étonne que personne ne
s’émeuve du fait que le mot laser soit galvaudé – on trouve la lessive laser,
le pot d’échappement laser, le bateau laser, le rasoir laser…de quoi rappeler
l’engouement du début du siècle pour le terme « radio-actif », qui
était mis à toutes les sauces…Une leçon de l’Histoire de plus qui est passée
« à la trappe ». Evidemment l’excès contraire est utilisé par des
scientifiques peu scrupuleux qui bernent ouvertement l’administration
américaine en lançant « la guerre de étoiles », sur la base de
démonstrations truquées. Facile quand le plus haut responsable est un ancien
acteur de cinéma reconverti à la politique…Evidemment ces excès allaient se
retourner plus tard contre les chercheurs américains, tout surpris de voir
ensuite le congrès leur refuser l’achèvement du super-collisionneur… Du coup,
le centre de gravité de la recherche de Particules revient en Europe…
Sanchez oberve que l’attitude des utilisateurs de
lasers balance entre deux extrêmes. Les uns tels les vendeurs de laser
minimisent ouvertement le risque. Pour d’autres, et surtout le grand public, le
mot laser est synonyme d’un effet destructeur. A tel point que les
installations de lecteurs de code-barre sont accompagnées de
« présentation au public » ou le mot « laser » ne figure
pas… Incroyable, mais vécu dans son propre supermarché…
Sanchez rappelle que l’effet laser est beaucoup plus
aisé dans la partie infra-rouge du spectre, et que par conséquent un laser dans
le visible, tel le très répandu laser à Argon, doit forcément émettre des raies
parasites dans l’infra-rouge. Ce qui s’avère, bien sûr, être effectivement le
cas. Il suffit de quelques milliwatts pour détruire la rétine centrale d’un
observateur qui aurait le malheur de se fier aux « protecteurs oculaires
officiels » et regarderait dans le tube. Cela jette un froid chez tous
ceux qui déclarent qu’un laser est monochromatique. Croyez le ou non, ce piège
évident n’avait pas été signalé par les normalisateurs américains !
« Un laser peut en cacher un autre » : c’est pourtant avec de
telles phrases qu’on convainc les personnels de ne pas se fier totalement aux
protecteurs oculaires. Sanchez insiste sur le fait que les énergies capables
d’attaquer la rétine sont particulièrement faibles dans le cas de lasers
nano-seconde, et qu’une série de telle lésions pourrait entraîner à terme un
décollement rétinien…Il recommande aux chercheurs de ne pas expérimenter plus
d’une dizaine d’années dans ce domaine particulièrement périlleux. Il craint le
pire pour les malheureux collègues qui se moquent ouvertement d’un scientifique
qui se préoccupe de questions de sécurité. Ils peuvent accumuler des attaques
rétiniennes latérale inaperçues, pouvant à terme entraîner un décollement
généralisé e la rétine…
Evidemment, dans ses TP, Sanchez impose à ses
étudiants un entraînement sévère à la manipulation sur « faisceaux
dangereux », ainsi qu’à la prévention collective, par une stricte
signalisation. Et ceci en opposition totale avec ceux qui mettent un point
d’honneur à montrer des faisceaux aériens, tel …, le « responsable » des TP, qui se plaint
ouvertement des lunettes « on ne voit plus le faisceau ! » se
plaint-il ouvertement, comme si l’opticien n’avait pas à manipuler des rayonnements
invisibles. Il ignore évidemment que la norme de sécurité assigne au laser le
domaine de longueur d’onde entre 0.2 micromètres à 1 mm. C’est celui–là même, avec son compère
…, qui colle un zéro à toute une promo (84), qui réclame des
« projets » en année terminale de l’école d’ingénieur, au lieu d’un
examen scolaire ! Et ce ridicule « zéro » est entériné par tout
le conseil d’Ecole, à l’exception de Francis, bien sûr, qui avait établi, à la
demande de ses étudiants, une liste de tous les projets qu’il avait en tête
pour développer l’holographie…
En élaborant un cours de « sécurité
laser », Francis constate avec stupeur que le langage obscur du type
juridique (de l’aveu même de l’auteur principal de la norme, Sliney) est la
principale raison pour laquelle les normes américaines sont incompréhensibles,
d’où des erreurs tragiques sur le niveau réel des Expositions Maximales
Permises. Francis s’aperçoit rapidement qu’il est pratiquement le seul dans
l’hexagone à pouvoir calculer ces EMP. Il forme spécialement des étudiants dans
cette direction, dont Martin Lièvre, du LNE, et publie des exercices
directement liés à la pratique réelle des lasers, contrairement aux exemples
artificiels des normalisateurs. Ce qui montre bien qu’aucun « réel
lasériste » aux USA n’a perdu son temps à se pencher sur des questions de
sécurité…Inquiétant…
La terminologie est également déficiente, et parfois
de façon grotesque, dans les milieux de la Recherche. En particuliers les
théoriciens ont longtemps gardé l’habitude déplorable d’appeler « maser
optique » un laser ! en oubliant que le m de maser était spécifique
des rayonnements micro-ondes…Evidemment la leçon n’est toujours pas comprise,
puisque nos « spécialistes » actuels parlent maintenant de « laser
X ». Il faut le faire ! Pourquoi pas « maser optique
X » ? Evidemment Sanchez utilise uniquement, depuis leur début, le
terme Xaser. Mais il est bien le seul…Inquiétant…
A force d’expérimenter sur les systèmes lasers,
notamment lors de sa thèse, Francis déclarait «se placer par la pensée à
l’intérieur de l’oscillateur laser », ce qui avait débouché sur nombre
d’inventions technologiques. Dans ses démonstrations devant les étudiants, il
insiste sur l’importance de considérer le laser comme un tout, comme un
« atome géant » ou un « Univers en miniature »…
Authentique… Il se pourrait que ces exposés aient amenés progressivement la
pensée sanchézienne à s’orienter vers la « Physique Holique » où tout
est lié, contrairement à ce qu’on lui avait rabâché pendant tout son cursus de
Physique, où un système est décomposable en systèmes
« indépendants ». Un vieux principe cartésien… Ce crédo
réductionniste débouche finalement sur un blocage considérable de la recherche.
Cette expérience personnelle est hautement significative. Ce n’est que par
l’enseignement expérimental qu’un chercheur peut voir ses « idées
reçues » et automatismes dénoncés et corrigés… Le Biologiste évidemment
n’est pas formé à un tel « blocage réductionniste », ne pouvant
considérer tel organe indépendamment de l’organisme entier, mais on considère généralement que
c’est une différence essentielle avec la Physique, excluant d’emblée toute
possibilité de réunification Physique- Biologie…Un blocage aux lourdes
conséquences donc…
Un autre « paradigme » central est que la
Nature procède de l’Ordre vers le Désordre. C’est ainsi qu’on interprète
généralement le Second Principe de la Thermodynamique. Mais alors on comprend
mal les phénomènes vitaux… Dans ses cours lasers Sanchez fait remarquer que de
l’ordre peut être extrait du désordre, et c’est d’ailleurs ainsi que démarre
tout laser, qui n’est pas « initialisé » par un autre faisceau. Donc
pour créer de l’Ordre il faut sélectionner une toute petite partie du Désordre
et l’amplifier…
Evidemment, Sanchez était loin de se douter
que ces idées allaient plus tard s’appliquer à l’ensemble de l’Univers, immergé
dans un GrandCosmos. En effet, il allait plus tard expliquer que si le premier
est en « extension », c’est qu’il élimine l’information surabondante
qui s’accumule, tandis que le second est en contraction, émettant des ondes
« gravifiques » supercélères conduisant à la multiplication des
atomes sains (dans le sens où leur information est « à jour »),
venant remplacer les atomes évacués... C’est ainsi que se forment les galaxies
(un mystère insondable pour la cosmologie standard) : par multiplication
« Graser » de particules ! Une évidence qui sauve le deuxième
Principe, car l’Univers n’est plus un système isolé : son entropie peut
(et doit) décroître… Evidemment un schéma à transcrire au niveau biologique…
Dans le même temps où Sanchez développe ce type de réflexion, la communauté
scientifique se trouve un nouveau thème, le «chaos » qui renforce la
mystification et l’incompréhension du paradigme initial…
Sanchez arrive à la conclusion qu’aucun traité ne
rend compte de façon correcte de cette nouvelle technologie laser. Par exemple,
il n’est mentionné nulle part qu’il existe des lasers incohérents. Et ce
suffisamment pour empêcher les applications holographiques…Et Sanchez de le montrer
aux étudiants par la disparition de la « tavelure » (ce joli mot qui
devrait s’imposer face au malencontreux
« speckle ») quand on rend un laser suffisamment multimode.
Cela n’empêche pas de voir fleurir des publicités de lasers mentionnant des applications
holographiques, alors qu’ils sont furieusement multimodes...
Encore plus grave, le phénomène d’émission stimulée
peut être considéré comme l’inverse temporel de l’atténuation d’un faisceau
dans un milieu absorbant… Mais de cela nulle trace dans les traités (y compris
dans l’article « original » d’Einstein… Sauf une remarque dans une
introduction d’un ouvrage par le professeur Lehman, … Aurait-il eu vent des
cours de Sanchez ? Dans ce cas la Formation Simplifiée montrerait-elle la
voie à l’enseignement académique ? Lehman était un éminent conseiller au
CNRS, co-auteur d’un « rapport de prospective en Optique », en
1984, où, évidemment, les lasers sont présentés comme des « sources
cohérentes », et où aucun chapitre, ni même sous-chapitre, n’était consacré
à l’Holographie …Heureusement, les ingénieurs ESO ont sauvé l’honneur en
publiant plus tard un numéro spécial de leur revue Opto (n°90, Avril-Mai 1988)
en confiant à Sanchez le soin de conclure : « Le besoin réel des
hologrammes est lié au niveau culturel », les « faux
hologrammes » se multiplient, et font du tort aux vrais, qui restent
l’apanage de précurseurs isolés… Les institutions officielles s’en
désintéressent…Une prédiction qui, hélas pour elles, mais heureusement pour la
Culture, allait se révéler prophétique…
En effet, au tournant du Millénaire, le
« principe de conservation holographique » allait se révéler la clef
qui débloque toute la Physique et la Biologie…
L’HOLOGRAPHIE MAUDITE
Noter que dans l’enseignement, y
compris dans une grande école spécialisée comme l’Ecole Supérieure d’Optique,
on commence bêtement par « l’Optique Géométrique », avec des
« rayons lumineux », qui n’ont aucune existence physique… Ce qu’on
appelle « rayon », est l’ analogue de « rayons de roue »,
dans ce sens qu’ils doivent être compris comme des « normales aux
ondes ». De la sorte, le physicien devine que les relations
caractéristiques des lentilles vont faire intervenir les courbures 1/R des
ondes. Il a été impossible de faire comprendre cette distinction à l’ancien
directeur de cette école, qui pourtant avait présenté une thèse sur des
questions d’électromagnétisme.
On voit sur cet exemple la
stupidité de l’opposition traditionnelle qui oppose l’ingénieur, expert du
« comment », et le (vrai) physicien, qui s’intéresse au pourquoi.
C’est d’ailleurs Newton lui-même qui est crédité de l’ânerie suivante :
« la Science s’occupe du comment, non du pourquoi »
C’est en raison de cette croyance
stupide à la réalité du « rayon lumineux » que les opticiens ratèrent
l’holographie. L’histoire de l’holographie est édifiante. Denis Gabor était un
obscur physicien hongrois, en séjour à Londres, charger d’améliorer la qualité
de l’imagerie du microscope électronique. Il y avait trop d’aberrations.
Beaucoup plus que dans le domaine optique. Les lentilles
« électrostatiques » étaient vraiment trop difficile à corriger de
leurs aberrations. Alors Gabor repris le problème à la base : pourrait-on
capter toute l’information ? Il s’inspira des observations de Bragg sur la
diffraction des cristaux, et constata que l’enregistrement de la phase »
manquait. D’où l’idée que tout radioélectricien qui se
respecte aurait eu : il suffirait de superposer une onde servant de
référence de phase ! On voit sur
cet exemple l’énorme supériorité de la propagation ondulatoire sur la
propagation corpusculaire : elle permet l’holographie, c’est-à-dire
l’enregistrement de toute l’information (holo = tout, en grec) ,
c’est-à-dire l’imagerie sans aberration !
Quel scandale chez les
opticiens ! En effet, il est doctement démontré que toute
imagerie est forcément entachée d’aberrations. On peut corriger certaines
d’entre elles, mais pas toutes ensembles. C’est pourquoi le centre des
préoccupations des ingénieurs opticiens est de caractériser les aberrations,
les classifier, les mesurer, et apprécier celles qu’il convient de corriger en
priorité…
Tout un art.
Sauf que la Nature, elle, travaille sans aberration, en
utilisant non seulement l’Holographie Unitaire (grandissement 1), qui
est courante, mais aussi l’Holographie Gaborienne, qui n’a jamais
pu être mise en pratique, mais prévue par Sanchez, dès sa thèse en 1975, sous
forme d’holographie temporelle, avec grandissement de 106.
La Nature utilise un grandissement de 5x1060 voir « Le
Troisième Pilier »…
Cette découverte, est l’aboutissement
des réflexions de Sanchez, qui a concentré son enseignement sur l’Holographie.
Avec ses étudiants, il s’est, inlassablement, posé la bonne Question
« quel est le rôle de l’Holographie ? ».
On raconte que Newton aurait émis à propos de ses découvertes le même genre
de commentaire « en y pensant constamment ». Mais une nuance de
taille avec le cas Newton, qui déclarait « s’appuyer sur des épaules
de Géants ». Sanchez, quant à lui, déclare qu’il en a débattu avec
ses étudiants, et qu’ « il a vu beaucoup de nains parmi les
fondateurs officiels de la Physique officielle »…Voir « l’affaire
Einstein », mais il y a aussi « le cas Bohr », tout aussi affligeant,
(voir l’Atome, de J.P. Auffray) sans parler d’Heisenberg, Pauli,
et le cas — pathologique — de Born
Un siècle scientifiquement
sinistré…Heureusement des personnalité comme Poincaré, Gabor, Eddington,
Ronchi, Pecker, Chandrasekhar, ont sauvé l’honneur…
Mais personne n’a eu le courage de faire
appel à la véritable Révolution qui s’imposait depuis le début de la Physique
quantique (qu’on devrait situer avec Dalton, au début du 19ième
siècle). Poincaré lui-même n’a apparemment pas soupçonné que la Singularité du
monde physique était nécessairement liée aux singularités de l’Arithmétique. Il
critiquait pourtant, fort justement, les fondements des Mathématiques non
Calculables (l’Ecole Formaliste du Continu). La Croyance dans le continu, un
héritage malheureux de Newton, est la cause profonde de la catastrophe scientifique ACTUELLE :
un siècle de Physiciens incapables de s’apercevoir que la simple application
des règles de base de la Physique Expérimentale, l’Analyse Dimensionnelle,
donnait le Rayon de Hubble ! voir « l’affaire du Big Bang ».
C’est démontrable par un étudiant en première année de fac, donc ce qui pouvait
arriver de pire à une institution scientifique en pleine désagrégation :
la Physique avait en fait ce visage humain que lui avait insufflé son
véritablement fondateur : Pythagore, le maudit…
Plus tard, Leith et Upatnieks, des radaristes
américains, montrèrent l’intérêt de séparer angulairement la porteuse de l’onde
d’éclairage de l’objet. Ensuite, suite à l’utilisation des plaques russes à
grains très fins, le russe Denisiuk découvre par hasard le montage monofaisceau
à référence arrière…Ce qui permet la visualisation des hologrammes par une
simple lampe : la couleur, et la vraie s.v.p. ! devient possible. Un
rêve fou de photographe...
Tout cela en remplaçant l’hologramme « porteuse
avant » par le montage « porteuse arrière ». Mais les
appellations officielles sont « montage Gabor » et « montage
Denisiuk ». Quel est l’intérêt de l’appellation sanchézienne ? C’est
évidemment qu’il y a le troisième cas : « le montage à porteuse
interne », qui permet d’introduire « l’holographie temporelle »
que Sanchez avait prévue dès sa thèse. Du coup, on peut envisager de
« ralentir » des impulsions brèves en utilisant des ultra-sons pour
relire un hologramme-fibre optique. Il prévoit un « gain gaborien »
de l’ordre du million, ramenant la picoseconde à la microseconde…
Malgré le désintérêt évident de la Direction de
l’Ecole Supérieur d’Optique pour l’Holographie, Sanchez multiplie les TP
démonstrations de la puissance de cette technique. Il incorpore dans le poly la
célèbre bande dessinée de son étudiant en Arts Plastiques Castéra (pages
d’index du site). A un étudiant qui le met en demeure d’utiliser un tesson de
bouteille comme instrument d’Optique, Sanchez répond en montant une manip de
« conjugaison de phase », où le fameux tesson, traversé deux fois en
sens contraire, grâce au retournement aisé d’une onde de restitution plane,
parvient à restituer une image correcte…Dans le même esprit, Sanchez monte une
manip de reconnaissance des empreintes digitales…Du coup le service de
monétique des Télécom le prend comme consultant… Il montre l’intérêt de
l’utilisation du support souple et préconise la forme sphérique, qui, entourant
l’objet, capte le maximum d’informations. C’est de cette observation que devait
sortir plus tard l’idée d’assimiler les particules et l’Univers lui-même à des
hologrammes sphériques et à un nouveau principe de conservation qui réconcilie
Gravitation et quantique…On voit ici l’imbrication entre technique et
Théorie : c’est l’existence de films souples qui favorise cette idée
d’holographie sphérique totale…
A un étudiant facétieux qui s’étonne de ne pouvoir
toucher l’image holographique, Sanchez lui fait remarquer que Salvador
Dali déclarait vouloir la manger ! et lui rappelle que l’holographie
s’applique à toute forme d’ondes, et en particulier les ondes
brogliennes, qui dominent la Microphysique… une
préfiguration de l’atome-hologramme.
Sanchez fait cette remarque
essentielle, si méconnue, que la stabilité du montage holographique n’est
requise qu’après séparation des faisceaux, (voir « le loup berger »,
ci-dessous), ce qui débarasse l’holographie de la nécessité des lourdes tables
anti-vibrations, et il introduit le concept de l’holographie-contact, avec possibilité
de balayage ! Du coup, la réalisation d’hologrammes volumineux avec
des lasers miniatures est à la portée des amateurs…Ceci est
d’autant plus intéressant, que Sanchez, se démarquant de tous les autres
vulgarisateurs en holographie (et notamment Anne-Marie Kristakis du musée de
l’ Holographie), qui prétendent que toute l’information est contenue dans
une portion d’hologramme, écrit dans son poly de TP, « il est malsain de
briser un hologramme ». Au contraire, il préconise de courber les
hologrammes autour de la scène, pour capter le maximum d’informations !
Préfiguration de l’Hologramme-Univers, évidemment la façon la plus conviviale
de partager un hologramme !
Tout cela au milieu de l’indifférence générale des
milieux universitaires, mis à part Jean-Paul Hugonin, qui assure les TP du DEA
d’Optique Cohérente, trop heureux de profiter des simplifications sancheziennes
(il installe un laser au plafond par exemple)…Tandis que les professionnels
font appels à Sanchez pour nombre d’expertises…et que les étudiants le nomment
« lunettes d’or », c’est-à-dire meilleur enseignant toutes
disciplines confondues…
L’animateur d’Omnimages Luis
Correia développe et propage les techniques sancheziennes, et découvre par
hasard un procédé pour faire de l’holographie en fausse couleur, mais s’enferme
dans le secret. A partir de ce moment, il dérive de la ligne sanchezienne, qui
soutient que les secrets sont l’ennemi du développement. Sanchez indique
d’ailleurs un procédé beaucoup plus simple pour la fausse couleur, qu’il
appliquera dans son chef d’œuvre « L’Europe en un milliwatt ».
Thierry Garçon, suit au plus près cette ligne et brevette
« l’holopanoragramme ». Mais quand il demande un soutien à
l’Académie, pour créer une entreprise d’ hologrammes côniques géants, ou
l’observateur pourra se glisser, afin de se transporter dans un nouveau monde,
un « expert » anonyme de l’Académie décrète: « l’holographie
était un domaine en vogue dans les années 70, plus maintenant »… On croit
rêver…
En conclusion, la propagation ondulatoire
est liée, de façon profonde, au principe de conservation de l’information. Mais
ce principe est méconnu en Physique, où, au contraire, on professe une
dégradation de l’information. C’est ce « deuxième principe de la
Thermodynamique » qui est mis sur la sellette. Voir « le Troisième
Pilier », pour découvrir le sort curieux réservé à ce Principe, grâce à
l’immersion de l’Univers dans un SuperCosmos…
Les anecdotes émaillant cette
partie « holographie expérimentale » de l’œuvre de Sanchez sont trop nombreuses
pour être toutes relatées ici ! Cependant il est une série d’épisodes,
spécialement édifiante, concernant certains Labos très officiels, qui
s’honoreraient en s’identifiant d’eux-même avant que Sanchez ne le fasse
publiquement, dans l’intérêt suprême de l’Histoire des Sciences. C’est celle de
ces malheureux fous qui voulurent faire de l’Holographie en se basant sur les
Traités officiels….
Mais laissons nos 2 envoyés spéciaux,
Simplicius et Mordicus, faire part de leurs mésaventure…