COSMOLOGIE INTERACTIVE
F.M. SANCHEZ
30 Octobre 2001
francis.sanchez@enseignement.u-psud.fr
Résumé. La valeur 2.725 K de la température du fond de rayonnement électromagnétique est telle que " la relation oubliée " d’Eddington s’applique aux densités photoniques et énergétiques (photons + neutrinos) de l’univers observable, supposé critique, dont le rayon stationnaire d’expansion est donné par l’analyse dimensionnelle excluant c, au profit du produit des masses des particules de la Chimie Nucléaire. Cela réfute l’interprétation cosmologique standard du Big Bang, qui non seulement ne respecte pas la conservation d’énergie, mais est fondamentalement auto-contradictoire (" paradoxe spectral "). A l’énergie des photons seuls, la relation d’Eddington fait correspondre une " énergie baryonique " en proportion du carré du rapport des densités d’énergie, photons / (photons + neutrinos), soit la fraction 0.3537 de la densité critique, un test crucial pour la " Cosmologie Interactive ". L’ "énergie complémentaire" y est interprétée, dans le cadre de l’Holophysique, comme un champ gravitationnel supercélère d’interaction entre l’univers c-observable et un GrandCosmos extérieur, qu’une rotation d’ensemble du c-Univers pourrait mettre en évidence. Un test expérimental crucial de cette " expansion renouvelée " est la mesure de la température du fond cosmologique à grande distance : elle doit être partout et toujours 2.725 K.
Arthur Stanley Eddington(1) fut le premier à
tenter de relier les données cosmologiques avec celles de la Physique
Locale. Mis à part Chandrasekhar(2), qui reconnaît maintenant
que la Théorie Fondamentale d’Eddington préfigurait les théories
actuelles des cordes, la communauté des astrophysiciens a ignoré
son oeuvre. Or celle-ci est basée sur une critique, oh combien nécessaire,
de la notion de référentiel, qui conduit à la " relation
d’Eddington " : la racine carrée de tout grand nombre
significatif N qui apparaît en Cosmologie est un rapport typique de deux
longueurs d’onde de la Physique Locale :
N = CE ( l2 / l1)
où la Constante CE est de l’ordre de l’unité. En particulier, elle exprime l’une des " corrélations de Dirac " : la racine carrée du nombre de protons dans l’univers observable est voisine de 1040, le rapport de forces électro-gravitationnel dans l’atome d’hydrogène.
Cette relation, lorsqu’elle est reconduite de proche en proche, unifie sur un même schéma, " l’Axe Topologique "(3), les grands nombres de Dirac et les Bosons de Jauge. La série entière 2 + 4p qui apparaît n’est autre que la série particulière de la théorie Bosonique des Cordes, ce qui éclaire le concept de " dimension supplémentaires ", en les considérant en fait comme " dimensions concommitentes "(4). L’Holophysique(5) interprète simplement l’Axe Topologique comme une manifestation directe du Principe Holographique de conservation du nombre de canaux d’information.
La relation d’Eddington, appliquée dans un univers à densité critique, a d’ailleurs été rencontrée directement dans la théorie des Cordes, sans que leurs auteurs ne s’en soient rendus compte(6), tant il est vrai que les travaux d’Eddington, le seul qui avait entrepris de rechercher une explication mathématique de ces grands nombres, ont été oubliés. Dirac, quand à lui, désespérant de justifier mathématiquement des nombres aussi grands, s’était lancé dans l’entreprise périlleuse de la " variation séculaire des constantes universelles ", suivi en cela par de nombreux auteurs dont Gamow.
Il est donc particulièrement important d’examiner la valeur du coefficient d’Eddington CE quand on applique cette relation au couple matière / champ dans l’univers observable, à la lumière des dernières données expérimentales(7). Il faut donc considérer séparément d’une part le rapport de population, et d’autre part, le rapport des longueurs d’onde caractéristiques, donc des énergies.
Le quantum de champ est clairement défini : c’est le photon. Sa densité volumique est assez bien connue(7) : 410.5 x 106 photons m-3. Par contre, afin de définir une population matérielle, il faut recourir à une unité qui semble à priori arbitraire : Eddington choisissait l’énergie d’un proton. La densité équivalente neqpr de protons dans l’univers de densité critique(7) rc = 9.5 x 10-27 kg c2 m-3 (qui n’est actuellement connue qu’à 20% près), est ainsi 5.7 equivalents-protons m-3. Le rapport caractéristique de population photons / equivalents-protons est ainsi
nph / neqpr = 72 x 106 (± 20%)
La densité d’énergie des particules relativistes (photons + neutrinos) est, selon le Modèle Standard(7) : rR = u rg = 7.8042 x 10-31 c2 kg m-3, où u est le coefficient donné par la Physique Statistique, relatif aux trois familles de particules : u = 1 + 3 (7/8)(4/11)4/3. Cette densité rR est donc la fraction suivante de la densité critique rC :
rc / rR = 12 x 103 (± 20%)
On observe que ce dernier rapport est effectivement de l’ordre de la racine carrée du rapport de population ci-dessus, avec une " constante d’Eddington " :
CE = ( nph / neqpr )1/2 (rc / rR ) -1 = 0.7 ± 0.2 (± 30%)
Cette corrélation est à distinguer de celle, d’ailleurs toujours inexpliquée, de la concordance des densités de rayonnement et de matière " à l’époque " (sic) de la recombinaison(8) (4000 K). Dans l’hypothèse du Big Bang, la proximité de cette constante d’Eddington avec l’unité ne peut être que coïncidence fortuite, car, sinon, ce serait une réfutation incontournable du Big Bang. En effet, selon ce modèle, ce coefficient d’Eddington devrait varier dans le temps, car, tandis que le rapport de population (nph/neqpr) y est réputé invariant, le rapport énergétique (rC/rR) augmente, par diminution de l’énergie d’un photon, pour cause de " dilatation d’espace ".
Remarque sur le " paradoxe spectral " du modèle Big Bang. Le raisonnement standard ci-dessus, indépendamment de sa condamnation par la Relation d’Eddington, constitue, en lui-même une évidente auto-contradiction, dénoncée par Hubble lui-même. Pourquoi la " dilatation d’espace " qui agirait sur la longueur d’onde associée à un photon laisserait invariantes les distances de la Microphysique ? … Ce " paradoxe spectral " a une grave conséquence : il implique une déperdition d’énergie photonique, un dilemme lui-même peu reconnu dans la cosmologie standard, que seul PJE Peebles(9) s’efforce de " justifier " : " there is not a general global energy conservation law in general relativity theory ". Or nier la conservation de l’énergie, c’est en fait rédhibitoire pour la théorie cosmologique standard, car c’est précisément sur la conservation de l’énergie qu’est basée l’idée d’un Big Bang chaud… Car, en remontant le cours du temps, l’expansion devient certes une contraction, mais elle ne peut rétro-induire dans le passé une augmentation de densité et de température, que si justement on admet la conservation de l’énergie !
Ceci détruit évidemment toute portée à la critique qu’on oppose habituellement au principal modèle concurrent (l’expansion dite " stationnaire ", ou, pour mieux dire, " renouvelée "). Cette critique est qu’aucun mécanisme connu n’explique l’apparition de nouvelle matière, serait-ce au taux extrêmement faible requis pour compenser la fuite des galaxies (en gros, un atome Hydrogène dans le volume d’une cathédrale par vie humaine). Et ceci alors même que des évènements violents, révélés par des rayonnements extrêmement durs, se manifestent dans notre entourage cosmologique (qu’on sait "très proches ", car sinon ces rayonnements seraient freinés par interaction relativiste avec le champ micro-onde cosmologique à 2.725 K). D’où l’hypothèse que ces événements seraient liés à un processus d’amplification du nombre d’atomes préexistant, dû à un champ gravitationnel portant l’énergie complémentaire de l’univers, cette énergie cachée qui lui manque ostensiblement pour avoir la densité critique. Cette hypothèse, outre le fait qu’elle est autrement plus élégante que la " création " brutale que Hoyle a fustigé sous le terme " Big Bang ", prend soin de remplacer le concept gênant de " création " par celui d’ "amplification ", les atomes étant considérés comme les quanta d’un champ cosmologique à définir dans une Théorie Future qui concilierait Quantique et Gravitation. Dans cette hypothèse d’un tel effet " graser " cosmologique, les nouveaux atomes aparaitraient de préférence dans les régions de haute densité, en particulier les trous noirs rotatifs centraux des galaxies, avec évacuation ultérieure par des jets cosmiques. Cette conception rejoindrait ainsi certaines considérations de Narlikar(10). Ces trous noirs centraux, dont les plus violents sont vus à grande distance sous forme ponctuelles (quasars), auraient une importance cosmologique primordiale. L’ancien argument en faveur du Big Bang, basé sur la " jeunesse " d’un objet du type quasar, se retourne en fait contre lui, puisque l’évolution naturelle d’une galaxie est plutôt de renforcer son centre actif.
De plus, le modèle " d’expansion renouvelée " est intrinsèquement de type exponentiel, dont l’accélération semble détectée par des mesures récentes, et cette accélération n’est expliquée que de manière " ad-hoc " par le modèle Big Bang.
Le principe d’économie dans les hypothèses est donc nettement favorable à ce modèle " d’expansion renouvelée ". Celui-ci repose sur le Principe d’Invariance des Paramètres Physiques, ce fondement de la Méthode scientifique, qui implique, notamment, le Principe Cosmologique Parfait : l’Univers, à grande échelle est homogène non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps. En particulier, le rayon de Hubble et la température du fond cosmique doivent être des invariants : on devrait donc mesurer, dans les nébuleuses lointaines, des répartitions de population compatibles avec un rayonnement de fond identique à celui observé localement, à la température 2.725 Kelvin. Ce sont des mesures difficiles, mais envisageables, comme l’indiquent des progrès récents(11), qui sont passés, pour des nuages situés à 12 milliards d’années-lumière, de 15 K à 9K, température qui devient enfin compatible avec l’interprétation standard. Mais ces mesures sont trop imprécises (± 4K) pour pouvoir prétendre à une confirmation quelconque du modèle Big Bang ; il est donc impératif de poursuivre et préciser ces mesures, et ne pas craindre de publier des températures qui seraient jugées trop basses dans l’interprétation standard. On peut, à bon droit, douter de l’impartialité du milieu scientifique, au vu du sort réservé à des observations " dérangeantes ", comme le dénonce Halton Arp(12).
Toute censure sur l’isothermie de l’univers serait d’autant plus préjudiciable que cette isothermie ne créerait pas un vide théorique total, mais, au contraire permettrait de résoudre une autre énigme : celle, célèbre et lancinante, de l’anti-matière. En effet, le modèle Holique(13) de l’Univers, qui veux que celui-ci est " démonté " et " remonté " en permanence à haute cadence, dans une oscillation matière-antimatière (une quantification du temps qui résout directement le dilemme de la dissymétrie apparente matière-antimatière), pourrait s’accommoder des calculs standard (" nucléosynthèse " donnant la proportion d’Helium, Deutérium,…), tout en évitant le " paradoxe spectral " et la singularité Big Bang.
Le modèle Holique a déjà été confirmé par des relations spectaculaires entre les paramètres considérés comme " libres " par le modèle standard. En particulier, l’Holophysique(5) interprète la relation d’Eddington comme une application du Principe Holographique qui veut que toute l’information de ce qui se passe dans l’univers soit stockée en permanence. La Matière et l’Espace y acquièrent le statut de mémoires dans un Univers-Ordinateur, et l’expansion exponentielle reçoit ainsi une justification fondamentale, absente des considérations des fondateurs du modèle quasi-stationnaire, Gold, Bondi et Hoyle(15). Il y a expansion tout simplement parce que l’information stockée par l’univers augmente, et ce de façon exponentielle. Comme les deux corrélations de Dirac, (celle rappelée ci-dessus et celle concernant le caractère critique de l’expansion), la relation d’Eddington y est une conséquence de la conservation topologique(14) entre des nombres de degrés de liberté. Dans cette conception, il faut donc aussi considérer le double du nombre de photons, à cause de la dualité de polarisation. Et ceci d’autant plus que, fait essentiel, l’Holographie n’enregistre pas l’information de polarisation. De la sorte, le Paramètre d’Eddington Modifié est compatible avec l’unité ! :
C’E = ( 2nph / neqpr )1/2 (rc / rR ) -1 = 1.0 ± 0.3 (± 30%)
ce qui pourrait signifier que le paramètre brut CE serait √1/2.
Cette Cosmologie Interactive suppose que l’expansion est un phénomène bien réel : l’univers c-observable émet des galaxies dans un Grandcosmos, lequel lui réinjecte un rayonnement gravitationnel. C’est par rapport à ce GrandCosmos que la Relativité Générale s’appliquerait, ainsi que le Principe de Mach. De la sorte, le mouvement local vers un Grand Attracteur perdrait son caractère étrange. Si cette hypothèse est vraie, le GrandCosmos doit être défini comme un C-trou noir, où C est la vitesse des ondes gravitationnelles, beaucoup plus grande que c : l’Holophysique indique la valeur(14) C = 1060 c. L’observation des stabilités planétaires peut être précisément interprétée en ce sens(16). Ceci n’est pas si contraire à la Relativité Restreinte, (d’ailleurs fortement ébranlée par le traitement que fait Maurice Allais(17) des résultats des expériences de Miller), car celle-ci n’exclu pas à priori des célérités supérieures à c, et l’introduction de Tachyons est maintenant monnaie courante dans la théorie invariante-relativiste des Cordes. Il est donc nécessaire d’examiner ce que donne l’analyse dimensionnelle excluant c, de manière à obtenir le rayon de Hubble. Le candidat le plus naturel pour remplacer c est la masse d’une particule. On constate que cette masse doit être élevée au cube, et qu’il suffit d’introduire le produit des masses des trois particules de la Chimie Nucléaire pour obtenir une distance compatible avec le demi-rayon de Hubble (18) :
Rad = 2h2/Gmpmnme
= 1.306(2) 1026 mètre
correspondant, dans la terminologie et le système d’unités baroques des astrophysiciens, à un " taux de Hubble réduit " h0 = 0.7078(10), compatible avec l’observation actuelle h0 = 0.71 ± 0.07, on obtient rc = 9.424(28) 10-27 kg m-3 et pour le coefficient d’Eddington, l’imprécision venant de G, (0.15 %), et de T, (0.05%) :
C’E (Rad) = 0.999(5)
A noter que, puisque ce coefficient d’Eddington est proportionnel au coefficient u, rapport théorique entre les densités " particules relativistes " et " photons ", le nombre de familles 3 s’en trouve confirmé :
nf = 2.992(45)
Il y a donc un accord profond entre l’analyse dimensionnelle, la Relation d’Eddington et la section Microphysique du Modèle Standard. Par contre la Cosmologie standard doit être entièrement réinterprétée.
Remarque sur l’analyse dimensionnelle : tant qu’aucune Théorie ne pourra rendre compte de la valeur des Paramètres Physiques, telle la mystérieuse valeur de la " constante électrique " a = 137.03599976(50), il est vain de considérer la Cosmologie comme une application des Mathématiques, et en particulier de la Relativité Générale. Dans ce contexte, le Physicien doit recourir à toutes les méthodes qui ont fait, dans l’Histoire, le succès de sa discipline, et en premier lieu, l’analyse dimensionnelle. Il peut sembler ahurissant que 3 générations de physiciens n’aient pas constaté que celle-ci fournissait directement le rayon de Hubble, donnant une corrélation qui porte sur un nombre tellement grand (1040, puisque l’échelle naturelle est d’ordre atomique) qu’elle relègue à elle seule, compte tenu des progrès récents dans la détermination de la constante de Hubble (10%), la probabilité du Big Bang à moins de 1/1000. Plus grave, ce fait, vérifiable par un bachelier, est systématiquement censuré de publication(5), sans justification, depuis 1998. C’est dire que la Méthode Scientifique a été oubliée, au profit d’un formalisme " déplacé "(19). Il faut remarquer que, dans la terminologie officielle actuelle, l’expansion est caractérisée par un temps, alors que ce sont des distances qui sont directement mesurées : c’est donc bien une " longueur " que l’analyse dimensionnelle doit chercher à justifier. De plus, la communauté des astrophysiciens va jusqu’à utiliser des unités loufoques comme une densité exprimée en " masse solaire par Mégaparsec au cube ", ce qui n’incite guère à la recherche de corrélation, qui est pourtant historiquement le moteur même de la Découverte en Physique. Le facteur 2 dans l’expression de R, outre son apparition naturelle dans la formule relativiste de Schwarszchild donnant le demi-rayon R/2 = GM/c2 de l’horizon d’un trou noir symétrique de masse M, procède, plus simplement, d’une interprétation holophysique(14) élémentaire : ce coefficient 2 est fondamentalement le rapport entre la circonférence et l’aire d’un disque de rayon unité.
Mais la question se pose : pourquoi limiter l’application de la relation d’Eddington à la densité énergétique des particules relativistes rR et non directement la densité énergétique rg des photons seuls ? Il y a là une dissymétrie inesthétique, qu’on peut supprimer simplement en postulant que la relation d’Eddington s’applique une deuxième fois avec cette densité rg, mais en remplaçant la densité numérique des équivalent de protons neqpr par un nombre effectif nbar
(rc / rg ) 2 = 2nph / nbar
Les densités numériques sont alors reliées par :
nbar = neqpr / u 2
On peut alors interpréter la quantité 1 - u2 = 0.646 comme " l’énergie complémentaire " postulée ci-dessus qui apparaît dans le bilan des énergies cosmologiques, à savoir la fraction de l’énergie critique qui n’est pas expérimentalement constatée. Le nombre " baryonique " nbar est ainsi compatible avec la proportion expérimentale(4) 0.15 < WM < 0.45 de la matière " avérée ". La prédiction que cette valeur est précisément 0.357 est un test crucial pour la présente Cosmologie Interactive.
Note sur la " matière noire ". La masse " avérée " est basée sur l’analyse dynamique, dont Zwicky fut le promoteur éconduit en 1933, soit des mouvements d’étoiles dans leur galaxie, soit des mouvements de galaxies dans leurs amas. Cette masse " avérée " excède elle-même d’un ordre de grandeur la masse " visible ", résultant du décompte des objets célestes directement visibles. Donc environ 90% de la masse " avérée " est donc de la " masse manquante ", ou " matière noire ".
En Conclusion : Si on prend comme hypothèses de départ, (toutes cimentées entre elles à un niveau supérieur par l’Holophysique) :
1) Le caractère stationnaire de l’expansion : tous les Paramètres sont invariants.
2) Le caractère critique de l’univers c-observable : rc est relié au rayon invariant de l’expansion.
3) Existence de 2 rayonnements de fond cosmologique, avec deux densités d’énergie caractéristiques, rg et rR = u rg liées par le coefficient u de la Physique Statistique
4) Les deux relations d’Eddington :
(rc / rR ) 2 = 2nph / neqpr
(rc / rg ) 2 = 2nph / nbar
Alors, la seule donnée du rayon d’expansion R conduit à une population de matière avérée nbar, et une température de rayonnement, et ces trois paramètres sont compatibles avec l’observation si on part de l’analyse dimensionnelle la plus simple pour déterminer R, qui consiste à remplacer c par le produit des masses des 3 particules constitutives de la Chimie Nucléaire.
En Holophysique, où l’énergie est un nombre de canaux d’information, l’apparition d’un tel produit de 3 masses est naturelle. De plus, le coefficient u doit revêtir une importance algorithmo-cosmologique cruciale. Le plus simple est de supposer que cette énergie complémentaire est liée à un champ grandcosmique gravitationnel supercélère. Ceci s’oppose à l’interprétation actuelle de la Cosmologie, qui n’apporte même pas, contrairement à l’Holophysique(5), une justification quelconque du caractère critique de l’expansion, et qui se contente d’assimiler le taux d’énergie complémentaire à une " constante cosmologique réduite ".
Note sur la " constante cosmologique " Eddington était aussi un précurseur de l’importance de la " constante cosmologique "(20). Mais le fait que le modèle standard, pour rendre compte de l’accélération de l’expansion, ait dû faire appel à une " énergie du vide ", inférieure de 120 ordres de grandeurs au calcul théorique, est un " épicycle " de plus (aussi grotesque d’ailleurs que l’" inflation ") pour douter du sérieux de l’interprétation cosmologique actuelle, qui va jusqu’à attribuer à un vague et anti-scientifique " principe anthropique ", s’appliquant à une monstrueuse multiplicité d’Univers ratés, tout ce qu’elle ne peut expliquer(19). A cet égard, la situation du modèle Big Bang est si désespérée, que même Weinberg, pourtant réticent à adopter les " raisonnements " anthropiques considère maintenant que la constante cosmologique est un exemple incontournable de " paramètre anthropique " ! C’est dire que la Cosmologie est considérée comme un domaine " à part ", séparé de la Physique Locale, contrairement aux véritables traditions scientifiques, de sorte qu’un retour à une réunification de la Pensée Physique constitue, au sens propre, une " révolution " bien nécessaire.
La communauté des physiciens doit donc réinterpréter son modèle cosmologique standard, prendre enfin au sérieux l’Holophysique, censurée depuis 8 ans, et impérativement reconsidérer la " Théorie Fondamentale d’Eddington (1)". Celle-ci exige d’être traduite en langage clair, car le " haut anglais " d’Eddington y est pratiquement incompréhensible. Cependant, on parvient à y relever ce fait stupéfiant, que, 40 ans avant la découverte du Tau, ce " troisième électron ", Eddington avait prévu ce qu’il appelait un " Mésotron lourd ", ou " Muon lourd ", avec le bon ordre de grandeur de masse ! Il faut rappeler que le modèle standard est toujours incapable de justifier le caractère triple des familles de particules.
La plus profonde conséquence de cette Cosmologie Interactive est que l’univers c-observable n’est plus isolé, mais en forte interaction avec le GrandCosmos extérieur, par l’intermédiaire de son champ gravitationnel supercélère. L’entropie, ou degré de désordre, du c-Univers n’est donc pas tenue de croître par le Second Principe de la Thermodynamique. Bien au contraire, le principe de base de l’Holophysique étant que l’Univers est un calculateur optimisé qui mémorise tous les évènements, on peut s’attendre à une évolution positive de l’Univers. La " Relation des Points Triples "(22),( le produit des points triples de l’Hydrogène et de l’Oxygène n’est autre que celui de l’eau, multiplié par 2.73 K, la température cosmique, à 1% près), résultant d’une série totalement improbable de corrélations cosmologiques, est significative : c’est bien toute la Physique qui est à reprendre(23). De même, en Biologie, le darwinisme aveugle est réfuté(24), et on peut prévoir une unification Biologie-HoloPhysique. Dans ce domaine, Fred Hoyle(25), le principal défenseur de l’expansion renouvelée joue aussi un rôle de précurseur. Bien sûr nul ne le crut lorsqu'il annonça, à juste titre, que l'on trouverait dans l'espace de l'hydrogène moléculaire et des molécules organiques.
L’auteur remercie Jean-Claude Pecker, du Collège de France, célèbre pour son " avertissement de Pecker " (25), dans lequel il mettait en garde la communauté scientifique contre un dogmatisme excessif à l’égard du Big-Bang. Ce fut le seul scientifique de renom qui s’intéressa, dès le début de nos investigations cosmologiques (fin 1997), à un tel retour vers les fondements de la Méthode Scientifique, cette " arlésienne " du 20ième siècle.
Références
1. A.S. Eddington. Fundamental Theory. Cambridge University Press, London (1946).
2. Chandrasekhar. " "Truth and Beauty in Science", Univ. Chicago Press, (1987)."Eddington was in fact "much ahead of his time", being the first physicist to introduce chirality dissymmetry, the so-called "Majorana algebra", and the 9 dimension space Clifford algebra." Autrement dit Eddington avait anticipé la Théorie des Supercordes.
3. F.M. Sanchez. Microphysique et cosmologie : l’harmonie Topologique. Présenté en Mai 1998 à l’Académie des Sciences de Paris. Refusé sur la base d’un seul rapport anonyme, pour cause de " désaccord avec le Big Bang ", malgré l’avis contraire de J.C. Pecker. http://holophysics.com
4. F.M. Sanchez. Hypersymétrie Particules - Dimensions concommitentes. Juin 2001
5. F.M. Sanchez. http://holophysics.com
6. L. Randall and S. Sumdrum, Phys. Rev. Lett, vol 83, n°17, p. 3370 (1999) [hep-ph/9905221]. Voir la liaison avec la relation de Dirac dans http://www.edu-irep.org
7. Review of Particle Physics, Eur. Phys. J.C 15, 1-878 (2000), p 74
8. Initiation à la Cosmologie, M. Lachièze-Rey, Dunod, p. 81 (2000).
9. P.J.E. Peebles "Principles of Physical Cosmology", Princeton, p.139 (1995).
10. J. C. Pecker, communication privée.
11. P. Petijean, R. Srianand et C. Ledoux, Nature, dec. 2000.
12. Halton Arp. "Seeing Red". L’ Introduction est reproduite dans http://www.edu-irep.org
13. F.M. Sanchez "Holic Principle", ANPA 16 (sept 1994), publié en 1995, Cambridge. http://holophysics.com. Curieusement, un " Principe Holographique " est apparue à la même époque sous la plume des théoriciens t’Hooft et Susskind. Mais ces auteurs en firent une utilisation radicalement différente, et en particulier, ne constatèrent pas la réfutation du Big Bang.
14. F.M. Sanchez "Quantum Topologic Invariance ", cet article de fond, malgré la recommendation de J.C. Pecker a été refusé par Apeiron sans examen sérieux. Un rapporteur anonyme se dit scandalisé de voir tant de termes " a la mode " dans un seul article. Pourtant le calcul de " l’énergie du vide du GrandCosmos " manquait. Ce calcul, en prenant pour limite le rayon de Bohr, donne aa, avec a = 137.036, défini au millionième près !! http://holophysics.com
15. Bondi, H. "Cosmology". Cambridge University Press. 1960.
16. T.Van Flandern."The speed of Gravity-What the experiments say", Phys Lett. A250, p 1-11 (1998)
17. M.Allais. " Sur les observations de Dayton C. Miller ". Comptes Rendus de l’Académie des Sciences. Dec. 1999. http://allais.maurice.free.fr
18 F. M. Sanchez. " L’Univers conserve-t-il l’information ? " Lettre déposée sous Pli cacheté à l’Académie des Sciences en Mars 1998. http://holophysics.com.
19. Dans les années 30, au moment même où l’analyse dimensionnelle devait triompher en donnant le rayon de Hubble, une série de physiciens dont Planck lui-même, considèrent comme arbitraires le nombre et les dimensions d’une quantité physique !! Voir " Classical Electrodynamics ", J. D. Jackson, John Wiley, p 811 (1975). F.M. Sanchez alerta en Octobre 2000 E. Schatzman, l’auteur de "La Science Menacée". Ed Odile Jacob. Cet astrophysicien notoire qui fait pourtant un constat lucide de la coupure entre les scientifique et la population, reste sans réaction devant l’affaire de la Lettre de Kyoto : il ne reconnaît même pas que la grandeur expérimentale accessible par l’effet Slipher-Hubble est une distance !! Pourtant Dirac lui-même avait insisté sur ce point. Ces deux affaires montrent bien que c’est le système scientifique qui s’est coupé du peuple, et non l’inverse.
20. M. Rees " Just Six Numbers ", Basic Book, 10 East 53nd street, New-York. (2000). Rees y prétend (p. 174) que l’argument anthropique est scientifique puisqu’il est réfutable il suffirait de trouver des relations entre les Paramètres !! C’est d’autant plus grave que cet auteur, considéré comme la figure de proue de la Cosmologie Moderne, avait été personnellement averti, en 1999, de corrélations extraordinaires impliquant la constance de la température photonique.
21. A.S. Eddington. "The Universe Expansion". Cambridge University Press (1932)
22. F.M. Sanchez. Affaire du Big-Bang.
23. David Bohm, " La Plénitude de l’Univers " (Wholeness and the Implicate Order), Ed Le Rocher (Monaco), 1987. Bohm avec son " ordre implicite ",et son " holonomie " fut un précurseur de l’Holophysique. Sa réfutation en 1952 du théoreme de Von Neumann, dès que celui-ci fut enfin traduit de l’allemand vers l’anglais, rendit caduque les travaux des " pères fondateurs " de la Théorie Quantique. John Bell en déduisit sa fameuse inégalité, qui fut vérifiée expérimentalement, et Bell en déduit que la Physique est bien " non-locale ", donc exige des célérités supérieures à c.. Voir " Speakable and unspeakable in Quantum Mechanics " de John Bell (1987). Ceci au grand dam des formalistes qui ont précipité la Science dans le chaos conceptuel actuel, voir " the John-Bell scandal " http://web.telekabel.at/ains/Bell-E.htm
24. R. Chauvin. Communication personnelle. http://edu-irep.org
25. Fred Hoyle. http://www.sat-net.com/spnews/art2001/hoyle_230801.html
26. J.C. Pecker."Clefs pour l’Astronomie", l’avertissement de Pecker est cité dans " L’affaire du Big Bang ",